Concurrence

La guerre contre Uber au Kenya : un obstacle à l’innovation

L'un des clichés les plus répandus en politique est que « vous ne pouvez pas stopper la diffusion d’une idée qui est dans l’air du temps? ». Cette phrase est trop souvent galvaudée dans les discussions politiques, mais peut-être que l'expression est plus vraie dans les sphères économique et commerciale que dans le monde cacophonique et bruyant de la politique. Après tout, la rupture avec le statu quo en Afrique, en particulier en matière de gouvernance, se poursuit à un rythme de tortue.

Les chauffeurs de taxi doivent servir les usagers et non courtiser les régulateurs

Les autorités de transport en Virginie (USA) ont récemment publié une ordonnance d’arrêt d’activité pour protester contre Uber, une application mobile qui permet aux utilisateurs de réserver et payer des conducteurs privés. Ce n'est pas la première tentative d'interdire un service de plus en plus populaire. Créé en 2009, Uber est aujourd'hui représenté dans 37 pays et a récemment été évalué à plus de 18 milliards de dollars.

Les sept pêchés capitaux de la concurrence ?

Souvent stigmatisée, rejetée, décriée, la concurrence cristallise de nombreuses peurs associées à l’économie du marché et au capitalisme. Ces craintes atteignent leur paroxysme surtout quand on associe la concurrence à la loi du plus fort, à l’immoralité du compétiteur opportuniste, à l’injustice subie par le perdant. Bref, on n’hésite pas à rejeter la concurrence, la malaimée ! Pourtant personne ne se gêne pour profiter de ses bienfaits quand il s’agit d’acheter moins cher, de consommer des produits de meilleure qualité, et de profiter des innovations.

Nigeria : les subventions au pétrole volent les pauvres

Les subventions sont souvent présentées comme un moyen de redistribuer les richesses et d’augmenter le bien-être des populations pauvres. En effet, la plupart des pays, mettent en place des subventions largement affichées comme des politiques pro-pauvres. L'expérience récente confirme cependant l’inefficacité de nombreuses subventions. C'est notamment le cas de la subvention du pétrole. Il en émerge de nombreuses allégations, incluant un paiement inapproprié de 700 millions de Nairas (4.458 millions $) de subvention quotidienne pour le pétrole.

Le pétrole, techniquement appelé (DPK) est essentiellement utilisé pour les tâches ménagères comme la cuisine au fourneau. Il est couramment utilisé par des personnes à faible revenu et des habitants de zones  non-urbaines. Les subventions au pétrole sont conçues pour être un moyen de rendre la vie  plus  facile à cette population. Des faits émergeants des investigations en cours  et les allégations de corruption ont cependant montré que la subvention au pétrole, comme la plupart des autres, a été un échec et est criblée de corruption. Malgré les échecs avérés des différentes formes de subventions, les décideurs politiques, soit par manque de connaissances ou pour gagner en popularité, feignent d’ignorer ces échecs mettant inlassablement en place de nouveaux modèles de subvention.

Pour replacer le contexte, il faut préciser que le pétrole est un produit importé. Le taux de consommation quotidien est de 12 millions de litres et le prix au débarquement est de 152 Nairas par litre selon l’Agence de la Tarification des Produits Pétroliers et de Régulation. Le prix officiel est de 50 Nairas par litre, ce qui signifie que le gouvernement subventionne à hauteur de 102 Nairas chaque litre de pétrole.

Pénurie d’eau au Cameroun : une crise de monopole ?

L’entrée du secteur privé dans le processus de  gestion de l’eau des centres urbains et péri-urbains camerounais avait laissé espérer l’ouverture d’une nouvelle ère dans l’offre et la gestion de l’eau potable, notamment un service de meilleure qualité accessible à tous. Malheureusement, force est de constater que la situation n’est guère reluisante.