Liberté

Guerre contre la burqa au Maroc : un coup d’épée dans l’eau?

Dans une circulaire adressée aux fabricants et vendeurs de la burqa, le ministère de l’Intérieur marocain prohibe à compter du 09/01/2017 la confection et la commercialisation dudit vêtement. Sans motiver cette décision, ni en préciser la portée temporelle, cette dernière viendrait s’insérer selon toute vraisemblance au dispositif de lutte anti-terroriste, entendu l’ampleur de la menace qui pèse sur le royaume. Cette mesure est-elle appropriée ou au contraire abusive, voire contreproductive ?

Tunisie : Quand l’agresseur sexuel échappe à la prison en épousant sa victime

L'affaire de la jeune fille de treize ans, violée, mise enceinte, et mariée à son agresseur (membre de sa belle famille), sur fondement d'une loi de 1958, a suscité un tollé en Tunisie. L'article 227 bis du Code pénal, prévoit une peine de prison de six ans pour toute personne ayant « fait subir sans violence l’acte sexuel à un enfant de sexe féminin âgé de moins de 15 ans accomplis », mais il stipule aussi que « le mariage du coupable avec la victime (…) arrête les poursuites », permettant ainsi à l'agresseur d'échapper à sa condamnation. Cette article est au cœur de tous les débats, opposant les conservateurs aux progressistes. Pourquoi faut-il abroger cette loi ?

Liberté et prospérité : un duo gagnant

Fondamentalement, il existe deux types de sociétés. Le premier permet aux gens de prendre leurs propres décisions au sujet de leurs propres vies. Dans le second, quelqu’un  le fait à leur place. Dans le premier cas on profite de la liberté ; dans le second on subit la tyrannie. Sans surprise, la proportion avec laquelle la liberté ou la tyrannie domine détermine le bonheur ou le malheur, la richesse ou la pauvreté d'une société.

Le capitalisme est moral car non coercitif

Le capitalisme est le seul système économique et social qui nous offre à tous la liberté de choix, car il supprime la contrainte, ce qui fait de lui le seul système moral. Au lieu de restreindre les interactions humaines à travers différents types de contraintes (réglementations gouvernementales excessives, lois étouffant les petites entreprises, appels d'offres corrompus), comme le font tous les autres systèmes sociaux, le capitalisme repose sur la liberté : la liberté d'utiliser notre raison et nos idées comme bon nous semble, afin de survivre et de prospérer. La liberté et coercition ne peuvent cohabiter sans que la moralité n’en souffre.

Intellectuels africains : des éclaireurs éblouis ?

Il est communément admis que moins un gouvernement est interventionniste, plus les individus sont libres. Le prix Nobel d’économie Friedrich Hayek dérangeait lorsqu’il affirmait qu’un gouvernement est d’autant plus utile au bien commun, qu’il intervient modérément. Pourtant, si l’on prend le cas de l’Afrique du Sud, le gouvernement y est plus lourd et plus puissant que jamais. Pourquoi cet environnement coercitif est-il si attractif en particulier pour les intellectuels dont la majorité lutte contre les marchés libres? On se demande foncièrement pourquoi ?