Égypte

Le monde arabe a besoin de réformateurs crédibles

L’Égypte est confrontée à sa plus grave crise politique depuis février 2011. Ce dimanche, la Cour constitutionnelle suprême a statué que l’élection au Conseil de la Choura, la chambre haute du pays, et la nomination d’une commission chargée de rédiger la nouvelle constitution étaient inconstitutionnelles. Bien que personne ne puisse prédire les répercussions exactes de ces décisions, elles constituent un rappel de la menace que représente une politique dysfonctionnelle pour l’avenir du monde arabe.

Égypte : sortir du cauchemar des subventions

Avec de l’essence à 1,73 $ le gallon, le trafic automobile au Caire est, sans surprise, un cauchemar. Et avec du pain à moins d’un cent, il n’est pas surprenant que les trottoirs de la ville soient pavés de pitas jetées. Avec les subventions, les États du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord font en sorte que chacun, y compris les plus pauvres, ait accès aux biens de consommation de base à un prix abordable. Mais les subventions à l’énergie et aux biens de première nécessité sont de plus en plus coûteuses pour les ressources publiques, et, en même temps, n’apportent seulement que de très modestes avantages à ceux qui en ont besoin.

Le complexe militaro-industriel s'exporte en Égypte

Il est presque impossible d’échapper à l’hystérie de l’establishment de Washington à l’égard du « séquestre » - 85 milliards de dollars de coupes budgétaires indistinctes, soit une réduction inférieure à 2,3 % du budget fédéral de 3 640 milliards de dollars. Malgré toute la rhétorique exaltée quant aux conséquences du séquestre sur les dépenses militaires, décrites comme « dévastatrices », « scénario catastrophe», et même « vidage de la force », peu de gens aux USA savent leurs dollars durement gagnés vont et si oui ou non ces dépenses sont absolument nécessaire. Et parmi les nombreux programmes fédéraux dispendieux on trouve la subvention pluri-décennale des contribuables américains aux militaires d’Égypte.

Égypte : « Protéger la révolution » ?

Égypte : « Protéger la révolution » ?

Après un premier « succès » sur la scène internationale, en tant que médiateur entre le Hamas et Israël qui a abouti à un cessez-le-feu le 22 novembre 2012, le Président Egyptien Morsi  renforce son pouvoir interne au détriment de l’état de droit, et notamment de l’indépendance du pouvoir judiciaire. Il entend « protéger la révolution ». Mais n’est-ce pas un prétexte bien pratique ?

"In Ben We Trust"

Une semaine exactement après l’annonce de la nouvelle politique monétaire non conventionnelle de la Banque Centrale Européenne par Mario Draghi, Ben Bernanke, le patron de la Fed, la banque centrale américaine, a dévoilé le 13 septembre un troisième cycle d’assouplissement monétaire, le Quantitative Easing (« QE 3»). L’idée est de générer un nouveau stimulus monétaire pour doper l’économie. Bernanke atteindra-t-il ses objectifs ? Et n’y a-t-il pas d’autres effets imprévusnotamment en dehors des États-Unis ?