Égypte

Le printemps arabe a besoin de réformes économiques

Pour la grande majorité des Égyptiens, la révolution qui a renversé Hosni Moubarak a été alimentée tant par la pauvreté et le manque d’opportunités économiques que la colère après un gouvernement autoritaire ne rendant pas de comptes. Malheureusement, le gouvernement élu avec le président Mohamed Morsi à sa tête a omis de s’attaquer à la question des dépenses inutiles, de trop de réglementations et d’un État omniprésent accaparant à sa guise les possessions.

Le legs des Frères musulmans : contrôles, pénuries et inflation

Les Frères musulmans et le président Morsi n’ont jamais eu de plan crédible pour l’économie égyptienne. Et l’on peut douter du fait que les dirigeants de la Fraternité connaissent finalement la signification du mot « plan ». Au cours de la dernière année, la conjoncture économique en Égypte est allée de mal en pis.

Aux sources de la crise égyptienne

Qu’est-ce qui a mené 17 millions d’égyptiens à gagner les places publiques à travers le pays et incité 22 millions d’entre eux à signer une dénonciation du président Mohammed Morsi ? Pourquoi le site web du mouvement égyptien à la base de la protestation, Tamarrod (rebelle), « demande que le président Morsi quitte ses fonctions le mardi 2 Juillet à 17 heures »

Égypte : Morsi face à la rue

Alors que dimanche Mohamed Morsi célébrait son premier anniversaire en tant que président, le mouvement Tamarrud (« Rebellion ») qui aurait recueilli plus de 15 millions de signatures, demandait la démission de Morsi avant mardi et une élection présidentielle anticipée.

Le monde arabe a besoin de réformateurs crédibles

L’Égypte est confrontée à sa plus grave crise politique depuis février 2011. Ce dimanche, la Cour constitutionnelle suprême a statué que l’élection au Conseil de la Choura, la chambre haute du pays, et la nomination d’une commission chargée de rédiger la nouvelle constitution étaient inconstitutionnelles. Bien que personne ne puisse prédire les répercussions exactes de ces décisions, elles constituent un rappel de la menace que représente une politique dysfonctionnelle pour l’avenir du monde arabe.