Égypte

Égypte : L’armée une menace ou une panacée pour la démocratie ?

Trois ans après la chute du régime de Hosni  Moubarak, l’Egypte peine à se relever. Entre une armée qui exerce depuis toujours la réalité et la plénitude  du pouvoir politique, et  la confrérie des frères musulmans qui a fait preuve d’amateurisme dans l’exercice du pouvoir, l’année 2014 s’ouvre  pour le peuple égyptien en pleine facture sociale, sous les auspices de l’espérance  d’une restauration de la démocratie et des libertés publiques. Faut-il faire confiance à l’armée égyptienne pour promouvoir la démocratie et la liberté dans ce pays?

Le suicide économique de l’Egypte

Le suicide économique de l’Egypte

Comment sauver une économie proche de la faillite ? En Égypte, la réponse semble passer par un plan de relance. Le ministre égyptien des Finances, Ahmed Galal, a annoncé que début janvier le gouvernement augmentera le plan de relance planifié de 25 % à un total de $4.36bn. Tout cela alors même que le déficit budgétaire du pays atteint 14 % du produit intérieur brut (PIB) et que la dette publique croissante -87.5 % du PIB- est hors de contrôle.

Le problème de l'Égypte est économique

En Égypte, l’Islam violent gagne du terrain. La semaine dernière, deux attentats à la bombe ont tué six militaires dans le Sinaï. La semaine d’avant, c’est le convoi du ministre de l’Intérieur qui était frappé dans un attentat au Caire. Outre la violence politique de la part de groupes islamistes extrémistes, les égyptiens se préparent à une répression accrue venant de leur gouvernement. Deux ans et demi après le printemps arabe, « l’État profond » d’Égypte est de retour en pleine forme, arrêtant l’opposition et réprimant des médias indépendants.

Comment l'aide extérieure a aggravé le désastre égyptien

Les sénateurs américains John McCain et Lindsey Graham pourraient désormais être personae non grata en Égypte, mais leur appel à cesser l’aide américaine en faveur l’Égypte est pleinement justifié. L’histoire de l’Égypte exhibe toutes les pathologies couramment décrites par les critiques de l’aide extérieure : gaspillagesconséquences inattendues et émergence d’une culture de la dépendance et de l’inertie des politiques publiques.

Égypte : pas de démocratie sans liberté économique

La deuxième vague de soulèvement, le 30 juin dernier, d’une partie des égyptiens contre le gouvernement des frères musulmans qui s’est achevée par un coup d’État militaire pas comme les autres, a abouti à la déposition de Mohamed Morsi. Aujourd’hui, le pays court le risque d’une guerre civile à l’algérienne après que les partisans du Président déchu continuent de manifester pour son retour. Le déroulement des événements en Égypte nous enseigne que