Finance

Kenya : l’abandon du plafonnement des taux d’intérêt

En 2016 le gouvernement kenyan avait opté pour le plafonnement des taux d’intérêt. Cette mesure visait à réduire le coût du crédit et permettre aux pauvres d’accéder au financement. Trois ans après son entrée en vigueur, le gouvernement a demandé et obtenu son abrogation. Pourquoi une telle décision est-elle sage ?

La digitalisation pour accélérer l’inclusion financière en Afrique

La monnaie mobile permet l'inclusion financière

L’Afrique est parmi les régions sous-bancarisées dans le monde. Selon les statistiques de Global Findex, seulement 42,61% des personnes âgées de 15 ans et plus possèdent un compte bancaire en Afrique subsaharienne en 2017 contre 94,68% dans les pays de l’OCDE. Ce faible taux de bancarisation signifie que la majorité des Africains sont exclus du système financier classique.

Contrôle des changes en Afrique du Sud : suivre le conseil de Mandela

L'Afrique du Sud doit apprendre de l'expérience du Zimbabwe. Au cours de la période 2009-2013 où le MDC de Morgan Tsvangirai dirigeait le ministère des finances, le Zimbabwe a levé tous les contrôles sur les devises et les prix. Les résultats ont été spectaculaires: la croissance économique s’est élevée à 8% en moyenne par an pendant cinq ans, et le taux d’inflation a reculé pour atteindre le taux de 7%.

Kenya : pourquoi la taxe Robin Hood sera-t-elle nuisible ?

Le gouvernement kenyan vient de décider d’abroger la loi sur le plafonnement des taux d’intérêt et son remplacement par une autre dénommée « Robin Hood Tax » qui prévoit une taxation des opérations de transfert de fonds supérieur à 500 000 Shilling Kenyan (environ 5000 $ US). L’objectif visé est d’accroitre considérablement les recettes fiscales pour limiter l’endettement. Au vu des résultats de la précédente loi, la nouvelle va-elle atteindre les résultats escomptés ? Il est permis d’en douter, et ce pour plusieurs raisons.

Togo : Deal nocif entre gouvernement et banques

Ces dernières années, le déficit budgétaire du Togo ne cesse de se creuser. Pour financer ce déficit, l’Etat togolais a recours à l’emprunt bancaire. La preuve en est que les concours des banques Togolaises à l’Etat Togolais ne cessent d’augmenter. Ils sont passés de 237,8 milliards de FCFA à fin décembre 2015 à 283,9 milliards de FCFA à fin septembre 2016. Le financement du déficit budgétaire par les banques contribue à accroitre leur surexposition aux risques souverains et aux créances douteuses. Alors comment juguler un tel risque?