Finance

Contrôle des changes en Afrique du Sud : suivre le conseil de Mandela

L'Afrique du Sud doit apprendre de l'expérience du Zimbabwe. Au cours de la période 2009-2013 où le MDC de Morgan Tsvangirai dirigeait le ministère des finances, le Zimbabwe a levé tous les contrôles sur les devises et les prix. Les résultats ont été spectaculaires: la croissance économique s’est élevée à 8% en moyenne par an pendant cinq ans, et le taux d’inflation a reculé pour atteindre le taux de 7%.

Kenya : pourquoi la taxe Robin Hood sera-t-elle nuisible ?

Le gouvernement kenyan vient de décider d’abroger la loi sur le plafonnement des taux d’intérêt et son remplacement par une autre dénommée « Robin Hood Tax » qui prévoit une taxation des opérations de transfert de fonds supérieur à 500 000 Shilling Kenyan (environ 5000 $ US). L’objectif visé est d’accroitre considérablement les recettes fiscales pour limiter l’endettement. Au vu des résultats de la précédente loi, la nouvelle va-elle atteindre les résultats escomptés ? Il est permis d’en douter, et ce pour plusieurs raisons.

Togo : Deal nocif entre gouvernement et banques

Ces dernières années, le déficit budgétaire du Togo ne cesse de se creuser. Pour financer ce déficit, l’Etat togolais a recours à l’emprunt bancaire. La preuve en est que les concours des banques Togolaises à l’Etat Togolais ne cessent d’augmenter. Ils sont passés de 237,8 milliards de FCFA à fin décembre 2015 à 283,9 milliards de FCFA à fin septembre 2016. Le financement du déficit budgétaire par les banques contribue à accroitre leur surexposition aux risques souverains et aux créances douteuses. Alors comment juguler un tel risque?

Les banquiers marocains courtisent les petites entreprises

Représentant plus de 95% du tissu économique national marocain, les TPME (toute petite, petite, et moyenne entreprises) demeure le maillon faible de l’économie marocaine. Marginalisées et délaissées par les pouvoirs publics et le secteur bancaire dans les stratégies mises en place ces dernières années, les TPME sont aujourd’hui dans la ligne de mire des banques marocaines, qui leur promettent un meilleur accès au financement ainsi qu’un accompagnement convenable.

Finance islamique Maroc : comment éviter le fiasco?

La Banque centrale marocaine (Bank-al-Maghrib), a annoncé le 3 janvier dernier avoir accordé des agréments à cinq banques islamiques dites participatives. Trois autres établissements conventionnels seront également autorisés à ouvrir des « guichets participatifs ». Pour rappel ce n’est pas la première fois que le Maroc tente l’expérience, puisque déjà en 2007, les produits de la finance islamique ont été lancés, mais ça avait été un fiasco. Dix ans après, plusieurs incertitudes subsistent quant aux chances de sa réussite.