Finance

Togo : Deal nocif entre gouvernement et banques

Ces dernières années, le déficit budgétaire du Togo ne cesse de se creuser. Pour financer ce déficit, l’Etat togolais a recours à l’emprunt bancaire. La preuve en est que les concours des banques Togolaises à l’Etat Togolais ne cessent d’augmenter. Ils sont passés de 237,8 milliards de FCFA à fin décembre 2015 à 283,9 milliards de FCFA à fin septembre 2016. Le financement du déficit budgétaire par les banques contribue à accroitre leur surexposition aux risques souverains et aux créances douteuses. Alors comment juguler un tel risque?

Les banquiers marocains courtisent les petites entreprises

Représentant plus de 95% du tissu économique national marocain, les TPME (toute petite, petite, et moyenne entreprises) demeure le maillon faible de l’économie marocaine. Marginalisées et délaissées par les pouvoirs publics et le secteur bancaire dans les stratégies mises en place ces dernières années, les TPME sont aujourd’hui dans la ligne de mire des banques marocaines, qui leur promettent un meilleur accès au financement ainsi qu’un accompagnement convenable.

Finance islamique Maroc : comment éviter le fiasco?

La Banque centrale marocaine (Bank-al-Maghrib), a annoncé le 3 janvier dernier avoir accordé des agréments à cinq banques islamiques dites participatives. Trois autres établissements conventionnels seront également autorisés à ouvrir des « guichets participatifs ». Pour rappel ce n’est pas la première fois que le Maroc tente l’expérience, puisque déjà en 2007, les produits de la finance islamique ont été lancés, mais ça avait été un fiasco. Dix ans après, plusieurs incertitudes subsistent quant aux chances de sa réussite.

Les meilleures solutions pour rendre le crédit accessible en Afrique

Le coût du crédit est très élevé en Afrique. En 2014, les taux débiteurs appliqués par les institutions financières dépassaient 20 % dans plusieurs pays du continent, dont la Gambie (28,5 %), Madagascar (60 %) et le Malawi (44,29 %). En décembre 2015, les taux d’intérêts pratiqués par les banques kényanes sont de l’ordre de 17,5 % sur leurs prêts alors que les taux de rémunération des dépôts sont souvent inférieurs à 7,9 %. Pour faire face au coût élevé du crédit, le président kenyan a promulgué une loi plafonnant les taux d’intérêt pratiqués par les banques.

Baisse des réserves obligatoires pour les banques de la CEMAC: la fausse bonne idée !

A la suite de la réunion extraordinaire qui s’est tenu le 6 avril à Yaoundé, le comité de politique monétaire de la BEAC a décidé de baisser de 50% les coefficients des réserves obligatoires appliqués aux banques commerciales de la CEMAC. Comme ces réserves obligatoires limitaient la liquidité bancaire (dépôts des banques commerciales auprès de la Banque Centrale), et donc la marge d’intervention des banques, le gouverneur de la BEAC, pensait à travers cette mesure, libérer leur potentiel de distribution de crédit et booster ainsi le financement des économies de cet espace communautaire. A-t-il raison ?