Cameroun

Cameroun : Remédier à la sous-utilisation du budget d’investissement public

Depuis plusieurs années maintenant, le Cameroun est confronté à une sous-utilisation grave de son Budget d'investissement public (PIB). Les fonds alloués à l'investissement public au Cameroun ont été curieusement sous-utilisés alors que l'Etat peine sous le fardeau de graves problèmes de développement et d'infrastructure. En 2013, le taux d'exécution a été plus faible en raison de la mise en place d’un système de budget dont le modus operandi n'a pas été bien compris par de nombreux agents de l'État.

Cameroun : le protectionnisme est-il protecteur ?

Les autorités camerounaises ont annoncé très récemment la suspension des importations de ciment et de sucre. Les raisons avancées pour justifier cette décision sont, entres autres, la volonté de protéger l’industrie locale et les emplois. Ainsi, il y aurait une relation entre la fermeture des frontières et le développement de l’industrie locale dans ces deux secteurs. Pareille considération est-elle réellement soutenable ?

Cameroun : la gérontocratie est-elle un régime politique crédible ?

Selon nos estimations, la moyenne d’âge des hommes du pouvoir au Cameroun est de 77 ans. Marcel Niat Njifendji, Président du Sénat âgé de 80 ans, est proche du pouvoir depuis 54 ans. Djibril Cavaye Yeguié, Président de l'Assemblée nationale âgé de 74 ans, est député depuis 1971 et au perchoir depuis 22 ans. Alexis Dipanda Mouelle, âgé de 79 ans, tient les rênes de la Cour suprême depuis 25 ans. Le Général René Claude Meka, chef d’Etat-major général des armées âgé de 75 ans, occupe les postes clés du dispositif sécuritaire depuis bientôt 40 ans. Martin Mbarga Nguélé, patron de la police âgé de 82 ans, est dans le commandement depuis 64 ans. Paul Biya âgé de 82 ans, est proche du pouvoir depuis 53 ans et Président de la république depuis 32 ans.

Cameroun : Manque de professionnalisation de l’enseignement

De nos jours, le Cameroun forme des citoyens qui manquent de débouchés dans leur environnement et s’expose à la fuite des cerveaux. En clair, la formation n’est souvent que générale ou pas assez technique comme le montre par exemple le décret N°2001/041 portant organisation des établissements scolaires publics et attributions des responsables de l’administration scolaire.

Cameroun : faut-il mettre en place le Conseil constitutionnel ?

Au Cameroun, les préparatifs pour la mise sur pied du «Conseil des sages » avancent sans tirer de leçons de l’expérience négative que d’autres pays, comme la Côte d’Ivoire, ont eue de cette institution au cours de la  crise postélectorale de 2010-2011. Une partie de l’opinion se demande si l’entêtement à mettre en place cet organe qui est supposé être, d’après la Constitution, « l’organe régulateur des institutions », n’est pas la preuve des intentions inavouées du camp présidentiel à détenir en dernier ressort les cartes de l’alternance politique.