Cameroun

Cameroun : Comment résorber le déficit énergétique?

Point d’industrie sans énergie. Cette assertion est d’autant plus vraie qu’au Cameroun, la centrale hydroélectrique d’Edéa 1 avait été construite en 1953 entre autres pour alimenter l’industrie électrochimique de la société ALUCAM. Mais depuis lors, le développement énergétique n’a pas suivi la croissance démographique qui s’est stabilisée autour de 3% depuis les années 1976. Ainsi depuis une vingtaine d’années, le pays vit au rythme des coupures intempestives d’électricité qui font fonctionner au ralenti les activités économiques. Dans le débat public, la question n’est plus de savoir à qui la faute dans la mesure le problème de déficit d’investissements (déficit de l’offre) et de gestion patrimoniale depuis la création de la Société Nationale d’Electricité du Cameroun (SONEL) en 1974 est connu. La question qui taraude les esprits est de savoir comment résoudre durablement ce problème.

Cameroun : Faut-il admettre les APE sans réserves ?

Le Cameroun a opté pour l’économie du marché le 28 juillet 1989 par la loi n°89/01. Il avait ratifié l’accord de Marrakech portant institution de l’OMC par décret n°5/194 du 26 septembre 1995 et avait institué la concurrence par la loi n°98/13 du 14 juillet 1998. Le 18 juillet 2014, le parlement camerounais adoptait la loi n°2014/013 autorisant la ratification de « l'APE d'étape ». Cela avait été fait par décret présidentiel n°2014/267 du 22 juillet 2014. Cet accord devait entrer en vigueur le 04 août 2014 et le démantèlement tarifaire devait commencer le 04 août 2016. Le problème est que tout cela s’est passé sans débats démocratiques en violation des principes de participation et de représentation. Le projet de loi portant ratification de l’APE intérimaire avait été introduit à l’Assemblée nationale à deux jours de la fermeture de la session parlementaire de juin 2014. Doit-on l’admettre sans réserve ?

Les APE nocifs pour le Cameroun?

Les opposants au libre-échange au Cameroun sont d'avis que les accords de partenariat économique avec l'Union européenne (APE) sont contraires à l'intérêt national, et ces accords ne feront que créer du chômage. Ils ajoutent unanimes que l'économie nationale n’est pas encore prête pour appliquer les APE. Certes, la gouvernance des accords (négociation, application, réformes, etc.) laisse à désirer, mais est-ce une raison pour renoncer au principe de libre-échange ?

Les quatre causes structurelles de l’insécurité alimentaire au Cameroun

Depuis le Sommet Mondial de l'Alimentation de 1996, la sécurité alimentaire est considérée comme étant : l’accès de façon stable en qualité et en quantité suffisante aux aliments. Or, l’une des principales curiosités de la gouvernance camerounaise est la tolérance des « aliments non-contrôlés » en vue de soulager la faim des Camerounais. En 2006-2007, l’Association Citoyenne de Défense des Intérêts Collectifs (ACDIC) avait présenté 620 000 pétitions signées par les Camerounais pour demander leur souveraineté alimentaire. Comment en est-on arrivé ?

Décentralisation malade au Cameroun

Le 21 décembre 2015, le président de la République du Cameroun, Paul Biya, a promulgué la loi de finances n° 2015/019 relative à l’exercice 2016. Le budget a été fixé  à 4 234 milliards de francs CFA contre, 3 746,6 milliards de francs CFA en 2015, soit une augmentation de 13,02%. Il est indéniable que les conseils locaux ont contribué dans une large mesure aux revenus de l'année 2015 comme ils contribueront à ceux de 2016 d'autant que les territoires gérés par ces conseils abritent une grande partie des activités économiques dans le pays telles que l'exploitation des matières premières. Cependant, malgré le rôle joué par les conseils locaux dans la collecte des impôts au Cameroun, ils restent pauvres et sous-développés. Comment expliquer un tel paradoxe ?