Cameroun

Décentralisation malade au Cameroun

Le 21 décembre 2015, le président de la République du Cameroun, Paul Biya, a promulgué la loi de finances n° 2015/019 relative à l’exercice 2016. Le budget a été fixé  à 4 234 milliards de francs CFA contre, 3 746,6 milliards de francs CFA en 2015, soit une augmentation de 13,02%. Il est indéniable que les conseils locaux ont contribué dans une large mesure aux revenus de l'année 2015 comme ils contribueront à ceux de 2016 d'autant que les territoires gérés par ces conseils abritent une grande partie des activités économiques dans le pays telles que l'exploitation des matières premières. Cependant, malgré le rôle joué par les conseils locaux dans la collecte des impôts au Cameroun, ils restent pauvres et sous-développés. Comment expliquer un tel paradoxe ?

67% des camerounais non desservis en eau potable : les remèdes au fléau

Le Cameroun possède l’un des premiers réservoirs d’eau souterraine et d’eau de surface en Afrique selon la FAO. Dans le pays, le nom de l’essentiel des départements administratifs est en général celui du cours d’eau qui l’arrose. Pourtant, le taux de desserte en eau potable était de 33% en 2010 selon la BAD, comparé à un pays sahélien comme le Sénégal ce taux était de 98% en milieu urbain et de 82% en zone rurale. En clair, 67% de Camerounais n’étaient pas connectés au réseau d’adduction d’eau et étaient exposés à tous risques de santé et autres spéculations de prix pratiquées par les gérants des fontaines.

Cameroun : Propositions pour une double citoyenneté fructueuse

Au Cameroun, le code de la nationalité, datant du 11 juin 1968, prévoit que quand un citoyen camerounais obtient la citoyenneté d'un autre pays, il perd automatiquement sa nationalité originelle. La loi de juin 1968 stipule que lorsque l’on perd la nationalité camerounaise, la réintégration (par exemple à travers la restauration) doit être sanctionnée par décret. La loi reste pourtant silencieuse sur l’identité de l’émetteur dudit décret.

Cameroun : L’insoutenable centralisation du système de santé

Au Cameroun, le taux d'occupation des hôpitaux n'est étrangement que de 30%. L’essentiel des infrastructures de santé sont concentrées en ville ou mieux, dans les capitales économiques et politiques (Douala et Yaoundé) vivent moins de 20% de la population. Pis, dans un pays en ville, on compte seulement un lit d'hôpital pour 456 habitants, on note que seuls 20 à 25% des équipements sont réellement opérationnels. Une des causes de cette disparité est la centralisation. La question est de savoir ce qui bloque la décentralisation des soins au Cameroun et les conséquences pour la population.

Cameroun : Pour un enseignement primaire non coercitif

Le 20 août 2015, le gouvernement du Cameroun a fermé plus de 250 écoles primaires dites clandestines. Cette décision gouvernementale comprenait également la fermeture de certaines institutions religieuses musulmanes qui, d’après le gouvernement, opéraient sans autorisation. Selon un rapport publié par Africa 24 , diffusé à la télévision le 23 août 2015, ces mesures sont mises en place parce que le gouvernement du Cameroun ne peut pas permettre aux institutions non autorisées de l'enseignement primaire de continuer à fonctionner, d'autant que certains responsables du gouvernement affirment que les enseignants ne sont pas bien formés pour former correctement les enfants. D'autres analystes ajoutent que suite aux attaques par la secte islamiste, Boko Haram, ces établissements pourraient être la cible d’attentats à la bombe et donc cela constituerait un grand risque.