Cameroun

Cameroun : Spirale négative du contrôle des prix

Le 9 août 2016, en prélude à la rentrée scolaire 2016/2017, le ministre du commerce a rendu publique sa décision fixant les prix de vente des livres et manuels scolaires. Il s’agit d’un « prix plafond applicable de manière uniforme sur l’ensemble du territoire national » malgré la différence des prix de revient. Depuis 2008, des restrictions gouvernementales sur les prix du marché ont déjà été observées dans le commerce de l’huile de palme, du riz, de la bière, puis de la formation en médecine dans les établissements privés, etc.

Cameroun : jusqu’où ira la fermeture du régime ?

Le gouvernement camerounais a réagi de deux façons au vent des révolutions populaires qui souffle sur le continent africain depuis le déclenchement du printemps arabe en décembre 2010. Au début, il a voulu manipuler les jeunes en improvisant, durant l’exercice budgétaire de 2011, le recrutement spécial de 25 000 jeunes dans la fonction publique en décalage avec la loi des finances 2011 et les prévisions budgétaires du pays. Ce recrutement a accentué l’injustice dans la mesure les jeunes recrutés comme « agent de l’Etat » étaient sous-traités par rapport à leurs collègues fonctionnaires à compétences égales.

Cameroun : La séparation des pouvoirs en danger

La question de la séparation des pouvoirs entre l’exécutif, le judiciaire et le législatif est au cœur des polémiques autour de la révision du code pénal au Cameroun. Le  débat porte sur « les empiètements du judiciaire sur certaines immunités ». En effet, l’exécutif avait tenté de s’octroyer une immunité (article 127) dans la nouvelle loi n°2016/007 du 12 juillet 2016 portant Code Pénal soumise avec succès au vote du législatif lors de la session de juin 2016. De quoi s’agit-il et que faire ?

Cameroun : Les aviculteurs sans défense

Dans l’actualité camerounaise, la gestion très critiquable de la crise de grippe aviaire et ses conséquences économiques placent les investisseurs privés devant les limites de leur liberté d’association et de leur droit de négociation collective.

Cameroun : Comment résorber le déficit énergétique?

Point d’industrie sans énergie. Cette assertion est d’autant plus vraie qu’au Cameroun, la centrale hydroélectrique d’Edéa 1 avait été construite en 1953 entre autres pour alimenter l’industrie électrochimique de la société ALUCAM. Mais depuis lors, le développement énergétique n’a pas suivi la croissance démographique qui s’est stabilisée autour de 3% depuis les années 1976. Ainsi depuis une vingtaine d’années, le pays vit au rythme des coupures intempestives d’électricité qui font fonctionner au ralenti les activités économiques. Dans le débat public, la question n’est plus de savoir à qui la faute dans la mesure le problème de déficit d’investissements (déficit de l’offre) et de gestion patrimoniale depuis la création de la Société Nationale d’Electricité du Cameroun (SONEL) en 1974 est connu. La question qui taraude les esprits est de savoir comment résoudre durablement ce problème.