Côte d'Ivoire

La contrefaçon : entrave et péril pour l’Afrique

Du 4 au 6 août dernier, près d’une cinquantaine de chefs d’État Africains ont été conviés par Barack Obama à  un sommet États-Unis - Afrique. Outre les questions de partenariats économiques et l’inquiétude autour du virus Ebola, la problématique de la sécurité dans le Sahel était aussi une préoccupation du sommet, notamment en raison des récentes exactions commises par le groupe terroriste Boko Haram au Nigéria. Or, la question du terrorisme en Afrique de l’ouest soulève une autre question non moins délicate : celle de la contrefaçon. Le marché des produits contrefaits est en effet une source de financement croissante pour les groupes criminels organisés, notamment les groupes terroristes.

Nationalisation de la filière cacao en Côte d’Ivoire : bénédiction ou malédiction ?

La filière cacao représente un enjeu crucial pour l’économie de la Côte d’Ivoire : elle a contribué pour 15% à 20%  à la formation du PIB ivoirien en 2013, et fait du pays le 1er exportateur mondial de cacao. La manne financière en jeu derrière ce secteur en fait un objet d’attention sans égal pour le gouvernement, car la taxation du secteur assure une part non négligeable du financement de l’Etat.

Investir en Côte d’Ivoire : aubaine ou danger ?

Le temps d’une journée, jeudi 17 juillet 2014, la capitale ivoirienne accueillait le président français François Hollande. L’enjeu de la visite était essentiellement d’ordre économique: non moins de 50 hommes d’affaires français ont accompagné M. Hollande en Côte d’Ivoire ! Cette visite massive de grands patrons et d’entrepreneurs étrangers soulève quelques questions : la Côte d’Ivoire est-elle aujourd’hui un territoire d’investissement ? Le climat des affaires qui règne actuellement sur le pays le permet-il ?

Cameroun : faut-il mettre en place le Conseil constitutionnel ?

Au Cameroun, les préparatifs pour la mise sur pied du «Conseil des sages » avancent sans tirer de leçons de l’expérience négative que d’autres pays, comme la Côte d’Ivoire, ont eue de cette institution au cours de la  crise postélectorale de 2010-2011. Une partie de l’opinion se demande si l’entêtement à mettre en place cet organe qui est supposé être, d’après la Constitution, « l’organe régulateur des institutions », n’est pas la preuve des intentions inavouées du camp présidentiel à détenir en dernier ressort les cartes de l’alternance politique.

Politique et justice

Les enquêtes relatives à certaines victimes individuelles ou collectives de violences à caractère politique n’aboutissent presque jamais à la manifestation de la vérité, encore moins à des poursuites pénales. En Côte d’Ivoire, par exemple, l’affaire Kragbe Gnabge, l’assassinat de l’étudiant Thierry Zebie, le viol des étudiantes de la cité universitaire d’Abobo, le coup d’Etat de 1999, le charnier de Yopougon, la guerre de 2002, les assassinats de nombreux citoyens, peu avant, pendant et après cette période, la tuerie des femmes d’Abobo, la bousculade mortelle du stade Houphouët-Boigny, l’accident du bus de la Sotra en 2011, la tuerie des réfugiés du camp de Nahibly, etc. ne sont que quelques exemples de l’incapacité d’une nation à faire la lumière sur certaines grandes tragédies. Ces exemples qui illustrent notre propos existent partout en Afrique. Que dire alors de la justice ordinaire concernant le citoyen lambda ?