Côte d'Ivoire

Sénat en Côte d’Ivoire : institution ou outil politique ?

L’une des réformes apportée par la Constitution du 08 novembre 2016 est la création d’un Sénat. Le Parlement de Côte d’Ivoire devient donc bicaméral. Aux termes de l’article 87 de la Constitution, le Sénat a pour mission de représenter les collectivités territoriales et les Ivoiriens de l’extérieur. La raison d’être de cette institution est légitime, néanmoins, il importe de s'interroger sur  les motivations sous-jacentes de sa mise en place de manière aussi empressée au prix d'entorse à la norme fondamentale.

Routes meurtrières en Côte d’Ivoire : comment arrêter l’hémorragie?

Du 1er au 15 janvier 2018, le pays a enregistré 1458 accidents de la circulation avec un bilan de 3225 blessés et 81 décès selon les chiffres livrés par le ministère de la santé et de l’hygiène publique. La capitale économique, Abidjan, totalise 47,04% de ces accidents. En 15 jours, la route a déjà fait 10% des décès de l’ensemble de l’année 2017. A ce rythme, elle ferait trois fois plus de victimes en 2018 qu’en 2017.  La cause humaine est à 95 % à l’origine des accidents selon le ministère. Est-ce un problème de trait de caractère ? Est-ce la réaction à un environnement défavorable au civisme routier ?

Inégalité hommes-femmes en Côte d’Ivoire : un écart faramineux !

A l’heure où les gouvernements de la planète entendent franchir le pas pour une « planète 50 /50 », l’Afrique semble être restée un continent qui exclut les femmes des grandes instances et des postes de hautes responsabilités. En effet, le « phénomène social que constitue la position de la femme dans la société y est encore plus net avec une touche marquée d’injustice criante », affirme en 1979 Jeanne GERVAIS, première femme Ministre de Côte d’Ivoire.

Côte d’Ivoire : Une lutte de façade contre la corruption

Dans la lutte contre la corruption, le suivi et le contrôle des patrimoines des gouvernants sont indispensables. D’où l’instauration de la déclaration de patrimoine à laquelle doivent se soumettre le Président de la République, les chefs et les présidents des institutions, les membres du gouvernement, les personnalités élues, les gouverneurs et vice-gouverneurs de district, les membres de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance ou toute autre personne agissant pour le compte de l’Etat et utilisant, dans le cadre de ses fonctions, les moyens financiers de l’Etat. (Article 5 de l’ordonnance n°2013-660 du 20 septembre 2013 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption). Ces déclarations de patrimoines peuvent-elles être un moyen efficace de lutte contre la corruption ?

Les « microbes » en Côte d’Ivoire : symptôme d’une société en crise ?

Les agressions sanglantes et meurtrières perpétrées par les « microbes » se font de plus en plus récurrentes en Côte d’Ivoire. L’agression fatale d’un policier à Yopougon le 31/08/2017, par les « microbes », officiellement appelés « enfants en conflit avec la loi », a mis toute la cité en alerte. Depuis lors, la ville d’Abidjan est soumise à une série d’interventions des forces de l’ordre dénommées « opérations épervier ». Interventions à l’issue desquelles, plusieurs « microbes » sont appréhendés. Pourtant, le 28 septembre dernier, à Adjamé, contre toute attente, une série de nouvelles agressions de ces jeunes délinquants a été enregistrée en pleine journée. Ce problème de « microbes » est-ce un pur phénomène criminel ou le symptôme d’une société ivoirienne en crise ?