Burkina Faso

Comment honorer dignement la mémoire de Sankara ?

Le 3  octobre dernier, les organisations de la société civile burkinabè ont lancé à Ouagadougou une campagne de collecte de fonds pour la construction d'un mémorial dédié à l’ancien président Thomas Sankara. Ce mémorial suffit-il à préserver l’héritage père de la révolution burkinabédu 4 août 1983?

Burkina : Que dire du projet de nouvelle constitution ?

Après une transition mouvementée et une élection, le pays des hommes intègres est appelé à se doter d’une nouvelle constitution qui devra raffermir ses institutions. Le président Kaboré soulignait d’ailleurs qu’il « faut des institutions fortes, qui survivent à leurs géniteurs ». L’architecture institutionnelle prévue par l’avant-projet de constitution contribue-t-elle à consolider la démocratie ?

Burkina Faso : Doit-on se réjouir du financement du PNDES?

A Paris les 7 et 8 décembre 2016, les bailleurs de fonds  et les investisseurs privés réunis  à l’initiative du gouvernement du Burkina Faso ont promis des financements. Plus de 18 000 milliards de franc CFA, soit 23 milliards d’euros, ont été annoncés, ce qui finance l’entièreté du Programme national de développement économique et social (PNDES) sans recours aux ressources propres.

2 ans après l’insurrection burbinabè : une rupture timide

L’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 au Burkina Faso a contraint le président Blaise Compaoré à démissionner. Le saccage de l’Assemblée nationale, le projet de loi modificative aurait être voté, et l’exil forcé de l’ancien président en Côte d’Ivoire sont les symboles forts de cette victoire insurrectionnelle. Deux ans après le succès de l’insurrection, pourrait-on affirmer que le Burkina Faso a amorcé une rupture politique ?

Burkina Faso : Le piège de la consommation patriotique

Depuis la chute de Blaise Compaoré en 2014, une fièvre culturelle s’est emparée du Burkina Faso. Partout, on ne parle que de la mode patriotique consistant à privilégier la nourriture, les vêtements, la musique locale, et bien d’autres produits locaux. Déclenché et appuyé par les nouvelles autorités, cet élan patriotique n’épargne aucune sphère et aucun secteur. Il irradie tout le pays si bien que le citoyen burkinabè qui ne s’inscrit pas dans cette tendance est parfois vu d’un mauvais œil. Une situation qui amène à s’interroger sur le bien-fondé de ce phénomène.