Burkina Faso

Burkina Faso : Doit-on se réjouir du financement du PNDES?

A Paris les 7 et 8 décembre 2016, les bailleurs de fonds  et les investisseurs privés réunis  à l’initiative du gouvernement du Burkina Faso ont promis des financements. Plus de 18 000 milliards de franc CFA, soit 23 milliards d’euros, ont été annoncés, ce qui finance l’entièreté du Programme national de développement économique et social (PNDES) sans recours aux ressources propres.

2 ans après l’insurrection burbinabè : une rupture timide

L’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 au Burkina Faso a contraint le président Blaise Compaoré à démissionner. Le saccage de l’Assemblée nationale, le projet de loi modificative aurait être voté, et l’exil forcé de l’ancien président en Côte d’Ivoire sont les symboles forts de cette victoire insurrectionnelle. Deux ans après le succès de l’insurrection, pourrait-on affirmer que le Burkina Faso a amorcé une rupture politique ?

Burkina Faso : Le piège de la consommation patriotique

Depuis la chute de Blaise Compaoré en 2014, une fièvre culturelle s’est emparée du Burkina Faso. Partout, on ne parle que de la mode patriotique consistant à privilégier la nourriture, les vêtements, la musique locale, et bien d’autres produits locaux. Déclenché et appuyé par les nouvelles autorités, cet élan patriotique n’épargne aucune sphère et aucun secteur. Il irradie tout le pays si bien que le citoyen burkinabè qui ne s’inscrit pas dans cette tendance est parfois vu d’un mauvais œil. Une situation qui amène à s’interroger sur le bien-fondé de ce phénomène.

Contrôle des loyers au Burkina Faso : une mesure empoisonnée

Le Conseil National de Transition du BURKINA FASO a adopté le 22 décembre 2015 une nouvelle loi pour la règlementation des loyers. Pour le ministre de l’Habitat  et de l’Urbanisme, René Bagoro, l’objectif est de permettre aux locataires de payer moins cher. Mais, cet encadrement des loyers sera-t-il le meilleur moyen pour y arriver ? Rien n’en est moins sûr !

Faut-il dissoudre les milices rurales au Burkina Faso?

La sécurité est une fonction régalienne de l’Etat. Il doit assurer la sécurité des biens et des personnes et la défense nationale. L’Etat est pourtant souvent mis à mal dans cette mission surtout dans les pays pauvres. C’est pourquoi, par instinct de survie, les populations développent des mécanismes palliatifs de défense qui, au Burkina Faso, ont pris la forme et le nom de « Koglweogo », les gardiens de la forêt en Moré, l'une des langues parlées dans ce pays. Les « Koglweogo » sont aujourd’hui au cœur d’un houleux débat non résolu sur la question de savoir s’il faut ou pas les intégrer au dispositif sécuritaire burkinabé?