Grèce

Crise grecque : quelles leçons pour l’Afrique ?

Le 13 juillet 2015, la Grèce et ses créanciers sont parvenus à un accord sur un nouveau plan d’aide après plusieurs semaines de négociations. Les Africains ont applaudi le courage du gouvernement grec qui a tenu tête à ses puissants créanciers. Mais au-delà de l’appréciation du « courage » du gouvernement grec, quelles leçons l’Afrique peut-elle tirer de cette tragédie ?

Comment éviter d’autres tragédies grecques ?

La Grèce et de nombreux autres pays ont essayé de défier la gravité en menant la belle vie avec de l'argent emprunté. En 2001, les Grecs sont entrés dans la zone euro, ce qui leur a donné accès à des prêts à faible taux, sous le prétexte que la Grèce était plus riche qu'elle n’en avait l’air. Les graines de la destruction qui ont abouti à la fermeture des banques la semaine dernière ont été plantées le jour les Grecs ont adopté l'euro. Rien de tout cela n’aurait être une surprise pour personne. La seule chose certaine est que les Grecs vont maintenant subir une autre baisse importante de leurs revenus réels.

La crise grecque illustre l’échec de 150 ans de socialisme en Europe

La Grèce ne peut pas payer ses dettes ... jamais. Plusieurs autres membres de l'Union européenne non plus. Voilà pourquoi l'élite de l'Europe est réticente à placer la Grèce en situation de défaut de paiement. Si la Grèce est autorisée à ne pas payer ses dettes, pourquoi l'un des autres membres débiteurs de l'UE devrait payer dans le futur? Les conséquences de cette situation sont difficiles à prévoir, mais ce qui est sûr c’est qu’elles ne seront pas positives. L'Europe a construit un château de cartes financier, et la moindre perte de confiance peut l’amener à s’effondrer.

Le projet européen survivra-t-il à sa nature contradictoire ?

L’Union européenne va-t-elle survivre ? Avec François Hollande comme nouveau président français, et les Grecs qui ont massivement voté pour des partis extrêmes - de vrais communistes et de vrais nazis, l’ensemble du projet européen est remis en question. Les fruits de la crise européenne se font sentir de façon toujours plus amère.

De la germanophobie à la phobie de la responsabilité

Emmanuel Martin - Le 5 décembre 2011. Angela Merkel s’est pour le moment montrée inflexible sur la monétisation des dettes souveraines de l’Euroland par la BCE ainsi que sur la création d’eurobonds.