RDC

Accord en RDC : La recette d’un échec prévisible

Après plusieurs mois de tractations, le dialogue politique et civil en RDC a accouché d’un accord entre les parties : les élections sont reportées à avril 2018 et dans l’intervalle Kabila se maintien au pouvoir jusqu’à ce que son successeur prête serment. Les seules concessions faites aux membres de l’opposition, pour ceux qui y ont participé, semblent être relatif au calendrier électoral et sur un très malsain partage de « gâteau » (formation d’un nouveau gouvernement avec un premier ministre issu des rangs de l’opposition). Un aboutissement prévisible, qui n’est en rien différent de l’échec qu’avait prédit bon nombre d’observateurs.

RDC : Kabila tente désespérément de s'accrocher au pouvoir

Arrivé à la tête de la RDC en janvier 2001, Joseph Kabila doit en principe céder son fauteuil en décembre 2016. Après avoir été élu en 2006 et réélu en 2011, il ne peut briguer un troisième mandat et doit donc organiser les élections pour passer le flambeau. Pourtant, à quelques mois de l’échéance électorale, le pays est loin d’être prêt à aller aux urnes. La classe politique s’interroge donc sur le sort de Joseph Kabila en cas de non tenue des élections dans le délai constitutionnel. Invitée par des parlementaires de la majorité à se prononcer sur la question, la Cour constitutionnelle  par un arrêt du 11 mai 2016 a autorisé le président Joseph Kabila à rester en fonction jusqu’à l’installation d’un nouveau président. Diversement accueillie, cette décision divise tant la classe politique que la société civile. Cet arrêt de la Cour Constitutionnelle est-il en phase avec la Constitution ? Autrement, que cache-t-il ?

L’aberration de la classe moyenne en RDC

Il est assez étonnant d’entendre le discours de certaines autorités au sujet de la classe moyenne en RDC. En effet, plusieurs responsables affirment qu’il n’existe pas de classe moyenne en RDC, sans appuyer leur affirmation avec une étude sérieuse. Dès lors, on peut se poser la question sur la crédibilité et le bien fondé de telles affirmations.

RDC : parlons plutôt de qualité de la croissance

Selon les perspectives du Fonds monétaire international (FMI), l’économie congolaise devrait croître de 10,4% en 2015 contre 8,9 en 2014. Des chiffres qui font rêver. Le 25 mars dernier, le gouvernement congolais a réuni tous ses partenaires au développement et les représentants du peuple pour rendre compte de ce qu’il a réalisé et continue à réaliser. Ceci avec beaucoup d’autosatisfaction, surtout que ses partenaires sont contents des performances du pays. Exercice de communication louable. Cependant, l’auto-satisfecit gouvernemental cache beaucoup de difficultés de ce pays.

RDC : Les défis d’une véritable décentralisation

En mars dernier, le président de la république a promulgué une loi votée en janvier dernier par les députés, portant un nouveau découpage territorial, augmentant le nombre de provinces de 11 à 26. Si sur le plan juridique le projet de décentralisation est devenu « faisable », l’aboutissement de ce processus, dans la perspective de réforme de l’État, reste incertain au regard de plusieurs défis.