FMI

Le FMI, grand gagnant de la crise

Steve Hanke - Le 22 avril 2009. La panique de 2008 a rendu la classe politique hyperactive. La peur de la catastrophe a permis de justifier auprès de l’opinion des politiques interventionnistes gigantesques qui ont fait gonfler les budgets publics et re-réglementé l’activité économique. Dans une certaine mesure la préparation de la réunion du G20 a été un exemple de la « tactique de la terreur économique » pour faire passer encore plus de dépenses publiques. Et c’est le FMI qui a été le grand gagnant du G20. Comme l’a dit Dominique Strauss-Kahn, « le FMI est de retour ». Et quel retour…

FMI : "Penser l'impensable" ?

Emmanuel Martin, le 22 avril 2008 -
Il faut se préparer à « penser l’impensable » déclarait en mars dernier John Lipsky, Premier Directeur général adjoint du Fonds Monétaire International (FMI), aux autorités du monde entier. Il parlait des mesures à prendre pour endiguer la crise financière. Il y a deux semaines dans son traditionnel World Economic Outlook, le FMI donnait ses trois lignes de défense, des mesures très interventionnistes, pour sortir de la crise. Et en fin de semaine dernière c’est son Directeur Général, Dominique Strauss-Kahn qui soutenait que la crise prouve que les marchés doivent être régulés.

Crise alimentaire : Où sont les responsables ?

Emmanuel Martin, le 16 avril 2008-
La flambée des prix alimentaires qui a donné lieu à des « émeutes de la faim » constitue un véritable drame humain. Le prix mondial du blé a presque triplé en trois ans, doublé en un an, celui du riz a pu augmenter de plus de 50 % depuis janvier. Le coût d’un repas a été surenchéri de 40 % en un an dans les pays pauvres. Là où l’alimentation représente jusqu’à 75 % du budget d’un ménage, ces hausses de prix s’avèrent catastrophiques. Elles pourraient refaire passer des millions de gens sous le seuil de pauvreté et effacer des années d’efforts de développement. Quelles raisons peuvent expliquer cette situation ?