Maroc

Maroc : Peut-on vraiment parler de « séisme politique » ?

Après avoir reçu le 24 octobre dernier des mains du président de la Cour des comptes le rapport sur les failles de gestion du projet Hoceima Manarat Al Moutawassi (plan de développement provincialdoté d'un budget de 600 millions d'euros), un des déclencheurs des manifestations au nord du Maroc, le souverain a décidé de relever de leurs fonctions quatre ministres et 14 autres hauts responsables, tandis que cinq anciens ministres de l’ancien gouvernement ne verront plus aucune responsabilité officielle leur être confiée à l'avenir. Ces derniers limogeages sont-ils la réponse idoine à la crise d'irresponsabilité au Maroc? Pas vraiment !

Maroc : l’avenir sera laïque ou ne le sera pas !

Le rejet récent par le Maroc des recommandations du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU portant sur la dépénalisation de certaines libertés individuelles, témoigne d’un refus dogmatique du régime de s’engager sur la voie de la sécularisation. Bien sur le clivage entre modernistes et conservateurs sur la question ne date pas d’hier, mais le débat refait surface à chaque nouvel incident, témoin à charge contre le Statu quo actuel nécessitant d’être reconsidéré. Pourquoi le Maroc devrait de se laïciser ?

Comment gérer le retour des combattants marocains de Daech ?

Essuyant de plus en plus de défaites, l’Etat Islamique (E.I) subit un déclin rendant plausible l’hypothèse de son effondrement. D’où la question épineuse sur le sort de ses combattants, dont l’exode vers leurs pays d’origine constitue une véritable menace sécuritaire. Estimés à pas moins de 1.600 djihasidtes marocains ayant rejoint les rangs de l’E.I, la perspective de leur retour divise l’opinion publique : faut-il les accueillir ou les refouler ?

Maroc : le Conseil de la concurrence aux abonnés absents

Depuis la libéralisation du secteur des hydrocarbures, les consommateurs ne sont pas certains que les prix pratiqués par les distributeurs pétroliers suivent vraiment la loi de l’offre et de la demande. Un doute nourri par l’observation des prix à la pompe qui augmentent suite à la moindre remontée des cours de pétrole, et stagnent  quand ceux-ci baissent. Aussi, l’on soupçonne les distributeurs d’entente tacite sur les prix. Une suspicion corroborée par la déclaration du gouverneur de Bank-al-Maghrib et l’aveu d’impuissance du Ministre de gouvernance qui fait le constat de l’explosion des bénéfices des distributeurs. Cette polémique aurait pu être éteinte si le Conseil de la Concurrence, chargé de contrôler les pratiques anticoncurrentielles et les pratiques commerciales déloyales, s’était emparé de l’affaire pour démêler le vrai du faux. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait alors?

Système de change fixe au Maroc : la caisse de compensation cachée !

La dernière décision du gouvernement Othmani, d’annuler à la dernière minute le lancement du processus de flexibilisation du dirham ne vous a certainement pas échappé. Si le report est acté, faut-il pour autant renoncer à la réforme du système actuel du change fixe ? A mon humble avis, la réponse est non ! Mais avant de justifier ma posture, permettez-moi de préciser rapidement le fonctionnement du système actuel.