Maroc

Régionalisation avancée au Maroc : de la nécessité de la concurrence

Dans son récent discours (6 novembre), le souverain marocain vient de marteler une nouvelle fois l’urgence de l’accélération de la régionalisation avancée.  Il a par ailleurs mis en avant la solidarité entre régions pour parer aux inégalités sociales et territoriales. Si cet aspect est non négligeable, il est problématique de compter uniquement sur la redistribution pour rétablir l’équilibre territorial. Pour la simple raison qu’avant de redistribuer la richesse, il faudrait penser à la créer. Dès lors, se pose la question des incitations à donner aux autorités locales pour améliorer la gouvernance et la gestion locale. Une question qui ne semble pas retenir l’attention ni du souverain ni des experts ayant échafaudé la dernière mouture du projet de régionalisation avancée.

Maroc : Quelle société civile ?

Conçue comme contre-pouvoir, force de proposition, acteur de changement, la société civile est l’interface entre l’Etat et les individus. Au Maroc, loin d’être organisée sans être récupérée, neutralisée ou réprimée, la « société civile » est loin de jouer son rôle en tant qu’acteur du changement politique. Comment expliquer une telle faille ? 

Maroc : propagande idéologique du chef du gouvernement

Lors de son intervention mensuelle à la chambre des conseillers, le mardi 17 juin, le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane a affirmé que « Les femmes qui travaillent ne trouvent plus le temps pour se consacrer à leurs enfants et à leur famille ». Benkirane ne s’est pas arrêté en si bon chemin et a expliqué qu’il faut « sacraliser les femmes au foyer au lieu de les voir d’une manière condescendante. C’est notre point de vue au PJD (Parti de justice et de développement), si nous avons tort, nous assumons notre erreur », a-t-il conclu.

Code de la famille marocain : Quel bilan dix ans après ?

En 2004, sous le regard satisfait de la communauté internationale, le Maroc adoptait un nouveau code de la famille consacrant une certaine égalité hommes-femmes, et rendant plus difficile la pratique de la polygamie.Le Parlement marocain approuvait, sans grandes différences entre les partis politiques, la réforme du code de la famille, la Moudawana. Dix ans après son adoption, ce nouveau code de la famille répond-il aux aspirations de la société marocaine ? Dans quelle mesure cette réforme a atteint ses objectifs ?

Maroc : pourquoi refuser de ratifier le statut de la CPI ?

La signature par le Maroc du Statut de la Cour Pénale Internationale (CPI) le 8 septembre 2000, est un acte de bonne foi de la part des autorités marocaines sur le chemin de la lutte contre l’impunité et le renforcement de l’Etat de Droit. Toutefois cette signature n’est pas suivie d’une ratification du statut de la Cour. Un refus qui suscite plusieurs questions.