Maroc

Code de la famille marocain : Quel bilan dix ans après ?

En 2004, sous le regard satisfait de la communauté internationale, le Maroc adoptait un nouveau code de la famille consacrant une certaine égalité hommes-femmes, et rendant plus difficile la pratique de la polygamie.Le Parlement marocain approuvait, sans grandes différences entre les partis politiques, la réforme du code de la famille, la Moudawana. Dix ans après son adoption, ce nouveau code de la famille répond-il aux aspirations de la société marocaine ? Dans quelle mesure cette réforme a atteint ses objectifs ?

Maroc : pourquoi refuser de ratifier le statut de la CPI ?

La signature par le Maroc du Statut de la Cour Pénale Internationale (CPI) le 8 septembre 2000, est un acte de bonne foi de la part des autorités marocaines sur le chemin de la lutte contre l’impunité et le renforcement de l’Etat de Droit. Toutefois cette signature n’est pas suivie d’une ratification du statut de la Cour. Un refus qui suscite plusieurs questions.

Maroc : une hausse du SMIG pour l’intérêt général ?

Lors de la récente fête de travail, le gouvernement marocain a décidé une augmentation du SMIG (Salaire minimum interprofessionnel garanti) de 10%, étalée sur 2 ans. Une décision présentée comme œuvrant pour la préservation du pouvoir d’achat et la lutte contre la pauvreté. Certes, une telle décision peut sembler servir l’intérêt général. Mais l’est-elle vraiment ?

Limitation des importations chinoises : une protection pour l’économie marocaine ?

Si l’on regarde la situation critique que connaissent certains secteurs de l’économie nationale au bord de l’asphyxie (sidérurgie, bois, textiles, etc.) et la pression qu’ils exercent sur l’exécutif ; le niveau du déficit de la balance commerciale (196 milliards DH) qui, quoique en léger recul, reste menaçant pour la stabilité macroéconomique du pays (réserves de change et endettement) ; le déséquilibre structurel des échanges avec la Chine en défaveur du Maroc (24 milliards DH, soit 12% de l’ensemble du déficit commercial du Maroc) ; il n’est pas étonnant, qu’en ce temps de disette, le gouvernement soit réceptif à toutes les voix réclamant une limitation des importations via une défense commerciale active, en l’occurrence contre les produits chinois. Mais, en cédant à ces sirènes, va-t-il sauver réellement notre commerce et notre industrie émergente ? Pas si sûr !

Maroc : « L’exception politique » durera-t-elle longtemps ?

A la croisée des chemins entre l’Afrique et l’Europe, le Maroc s’est toujours distingué comme un pays de brassage culturel sur plusieurs civilisations. Une autre particularité, cette fois politique, caractérise le pays, celle d’être un « pays-modèle » de changement pacifique en Afrique. Une exception, qui s’est encore consolidée après « le printemps arabe », comparativement à ses voisins, le Maroc a traversé « l’orage », sans violence et sans chaos politique. Quelles sont les raisons de cette « exception marocaine » ? Et continuera-t-elle à l’être dans l’avenir ?