Maroc

Libéralisation des prix des carburants au Maroc

Depuis le 1er décembre 2015, les prix des carburants obéissent désormais au libre jeu de l’offre et de la demande. Désormais, les Marocains ont la liberté de choisir la station ou ils peuvent se servir. Cette libéralisation constitue en principe une opportunité pour l’économie marocaine car cela incitera tous les acteurs économiques à rationaliser leurs comportements. Toutefois, l’analyse de la démarche du gouvernement révèle plusieurs lacunes qui risquent d’empêcher les Marocains de profiter pleinement des bienfaits de cette libéralisation.

Communales 2015 au Maroc : Quelle représentativité féminine ?

Renforcées par le quota d'un tiers au niveau de la vice-présidence et au niveau des membres du conseil régional, les femmes ont remporté lors des élections communales et régionales du 4 septembre dernier 6.673 sièges, soit presque le double du nombre de sièges décrochés lors du scrutin de 2009. Un chiffre qui en dit beaucoup mais rapporte peu car la représentativité féminine au sein de la société et des instances politiques demeure insuffisante.

Faut-il que le Maroc boycotte les sociétés et les produits suédois ?

Le 28 septembre dernier, les autorités marocaines ont annoncé la suspension de l’ouverture du magasin Ikea. Une décision justifiée officiellement par le fait que la marque suédoise n’est pas en possession des autorisations administratives nécessaires. Bien évidemment, il s’agit d’un prétexte puisque tous les indices semblent montrer qu’il s’agit d’une réaction par rapport à l’intention du Parti Social Démocrate au pouvoir de présenter un projet pour la reconnaissance du Polisario, ce qui porte atteinte a l’intégrité territoriale du Maroc. L’affaire d’abord politique a connu rapidement l’escalade puisque le Maroc, depuis le 1er septembre, boycotte les sociétés et les produits suédois. La décision marocaine est-elle sage ?

Maroc : il est temps de passer à l’impôt unique (flat tax)

En dépit des avancées résultant des réformes de sa fiscalité fin des années 80, le système fiscal au Maroc demeure caractérisé par sa lourdeur, son opacité, et son injustice. Les ajustements ultérieurs, opérés souvent à l’occasion des lois de finances, étaient conjoncturels et n’ont visiblement servi qu’à amplifier l’aléa fiscal et l’incertitude encourageant la fraude et l’évasion. Cela signifie une seule chose : il est temps de changer de paradigme pour une réforme aboutie de la fiscalité au Maroc. Mais vers quel système devrait-on converger?

Les « petites bonnes » au Maroc : nouveau visage de l’esclavagisme

Selon le « collectif pour l’éradication du travail des petites bonnes », entre 60 000 et 80 000 fillettes de 8 à 15 ans sont exploitées comme domestiques au Maroc. Une forme de traite humaine perdurant dans ce pays demeuré très inégalitaire, et qui touche la majorité des pauvres. Comment en est-on arrivés  ? Et comment s’en sortir ?