Maroc

La dangereuse volatilité de la croissance au Maroc

Après les 4,7% de l’année dernière, la croissance économique du Maroc en 2016 devrait connaître son plus faible niveau depuis la fin des années 90. Et pour cause, le PIB ralentit sa progression. Selon les estimations du HCP, après avoir augmenté de 1,7% au premier trimestre, il n’a progressé que de +1,4 % au deuxième, et il est prévu qu’il n’avancerait que de +1,2 % au troisième. Ce constat confirme la fameuse dépendance de la croissance marocaine au secteur agricole. Une dépendance servant d’alibi pour ne pas entreprendre les réformes qui s’imposent dans ce pays.

Maroc : L’économie insensible au Brexit ?

C’est fait : le fameux Brexit a eu lieu ! Le 23 juin, les britanniques ont voté à la majorité pour quitter l’UE. Une onde de choc qui traverse l’Europe, mais qui, d’après le gouverneur de la Bank-al-Maghrib, aura un effet limité sur l’économie marocaine puisque, selon lui, elle ne lui fera perdre que 0,1 point de croissance. Mais, peut-on dire que le Maroc n’est pas pour plus concerné par cette sortie sur le plan économique?

Maroc : la productivité secret de la compétitivité

Le 2 juin dernier, la patronne des patrons, Mme Miriem Bensalah-Chaqroun a déclaré : « qu’aucun pays à travers l'histoire de l'industrie n'a bâti une économie pérenne sur des bas salaires ». D’aucuns lui répliqueront: oui, mais que faîtes-vous de la Chine, de la Corée du Sud, et de tous les autres tigres et dragons asiatiques, qui ont profité de leur main d’œuvre qualifiée et bon marché pour en faire un avantage comparatif dans la course à la compétitivité ? Celle-ci peut porter soit sur le prix de vente (compétitivité-prix), soit sur d’autres avantages comme l’innovation et la qualité (compétitivité-hors-prix).

Les entrepreneurs marocains sont-ils vraiment trop peureux?

Au Maroc, on a coutume de dire que les Marocains n’aiment pas trop prendre de risques, donc, ils ne seraient pas faits pour être entrepreneurs. Cette vison pessimiste est d’autant plus facilement adoptée que la préférence des entrepreneurs marocains va vers les projets de petite envergure, à rentabilité garantie ou à retour sur investissement rapide (Les domaines des services, du commerce, du BTP, concentrent près de 90% des créations d’entreprises).

Maroc : quid des niches fiscales ?

Lors de sa récente évaluation de la fiscalité marocaine, le FMI reconnaît l’inefficacité des dépenses fiscales. Comprenez ce système de dérogations sous forme d’exonérations, d’abattements et de taux préférentiels accordés par l’Etat pour soutenir certaines classes sociales, des secteurs d’activités en difficultés ou encourager certains investissements. Le constat du FMI vient relancer le débat entre ceux défendant le maintien de ces dérogations car ce sont finalement des aides remplissant des objectifs socioéconomiques, et ceux qui accusent ces niches d’être parmi les sources d’iniquité, d’instabilité et d’inefficacité du système fiscal marocain. Alors, comment concilier ces deux vues diamétralement opposées ?