Maroc

Maroc : la productivité secret de la compétitivité

Le 2 juin dernier, la patronne des patrons, Mme Miriem Bensalah-Chaqroun a déclaré : « qu’aucun pays à travers l'histoire de l'industrie n'a bâti une économie pérenne sur des bas salaires ». D’aucuns lui répliqueront: oui, mais que faîtes-vous de la Chine, de la Corée du Sud, et de tous les autres tigres et dragons asiatiques, qui ont profité de leur main d’œuvre qualifiée et bon marché pour en faire un avantage comparatif dans la course à la compétitivité ? Celle-ci peut porter soit sur le prix de vente (compétitivité-prix), soit sur d’autres avantages comme l’innovation et la qualité (compétitivité-hors-prix).

Les entrepreneurs marocains sont-ils vraiment trop peureux?

Au Maroc, on a coutume de dire que les Marocains n’aiment pas trop prendre de risques, donc, ils ne seraient pas faits pour être entrepreneurs. Cette vison pessimiste est d’autant plus facilement adoptée que la préférence des entrepreneurs marocains va vers les projets de petite envergure, à rentabilité garantie ou à retour sur investissement rapide (Les domaines des services, du commerce, du BTP, concentrent près de 90% des créations d’entreprises).

Maroc : quid des niches fiscales ?

Lors de sa récente évaluation de la fiscalité marocaine, le FMI reconnaît l’inefficacité des dépenses fiscales. Comprenez ce système de dérogations sous forme d’exonérations, d’abattements et de taux préférentiels accordés par l’Etat pour soutenir certaines classes sociales, des secteurs d’activités en difficultés ou encourager certains investissements. Le constat du FMI vient relancer le débat entre ceux défendant le maintien de ces dérogations car ce sont finalement des aides remplissant des objectifs socioéconomiques, et ceux qui accusent ces niches d’être parmi les sources d’iniquité, d’instabilité et d’inefficacité du système fiscal marocain. Alors, comment concilier ces deux vues diamétralement opposées ?

Casablanca Finance City : un hub financier ?

D’après le GFCI (Global Financial Centres Index), indice mondial classant les places financières suivant leur compétitivité, Casablanca finance City (CFC), la place financière marocaine, devance pour la première fois celle de Johannesburg en Afrique du Sud pour se classer 33ème, et devient désormais la première place financière en Afrique. Si la percée de la place marocaine est à saluer, nombreux sont qui n’hésitent pas à la qualifier de hub financier et de place financière émergente. Mais, l’est-elle réellement ?

Maroc : la privatisation est-elle responsable de la faillite de la Samir?

Le 21 mars 2016, le Tribunal de Commerce de Casablanca a annoncé la mise en liquidation judiciaire de la « Samir », seule et unique raffinerie du pays, avec en perspective, si rien ne change, des conséquences socio-économiques négatives non négligeables (créances perdues pour les banques, chômage, précarité, et tensions sociales). Pour le chef du gouvernement actuel et pas mal de responsables et d’observateurs, la privatisation de la raffinerie nationale, en 1997, était une grande erreur laquelle explique la débâcle actuelle. Mais, peut-on vraiment mettre ce mélodrame sur le compte de la privatisation?