Maroc

Secteur informel au Maroc : arrêtons la chasse aux sorcières !

La dernière enquête du HCP (Haut Commissariat au Plan), publiée ce mois d’octobre, sur le secteur informel, a de nouveau confirmé, si besoin est, qu’avec près de 1,7 million d’unités de production hors agriculture, l’économie marocaine n’est pas prête de se moderniser. La faute à qui ? Au vilain petit canard de l’informel, répéteront en chœur les autorités publiques!

L’expérience marocaine de justice transitionnelle: quel bilan?

Louangée par certains comme étant une expérience méritoire, car sans précédent dans l’histoire tourmentée du Maghreb et de l’Orient, l’Instance Equité et Réconciliation (IER) au Maroc n’en demeure pas moins critiquable. L’inauguration le 05 septembre 2016 d’un cimetière à la mémoire des victimes des émeutes de la faim de juin 1981, nous offre l’occasion de revenir sur son bilan: a-t-elle permis une véritable «transition»?

Mauvaise gestion des entités publiques au Maroc : la racine du mal !

Dans son dernier rapport choc sur les entreprises et établissements publics, la Cour des comptes marocaine a bien épinglé, entre autres, la défaillance de leur gouvernance, la masse salariale de plus en plus pesante, ainsi que l’endettement de plus en plus inquiétant. Ces défaillances persistent en dépit des différentes tentatives de réforme passées. Pourquoi un tel fiasco ?

Maroc : défense commerciale antichambre du protectionnisme?

Les demandes d’ouverture d’enquête antidumping et de sauvegarde sont de plus en plus fréquentes au Maroc. Les requêtes d’antidumping sont encore plus nombreuses et visent à limiter les importations en provenance de pays qui exportent à des prix inférieurs à ceux pratiqués sur leurs marchés intérieurs. De la restriction des importations des PVC américains, au contreplaqué chinois, en passant par les tôles en acier laminé européennes, le leitmotiv est de protéger l’industrie locale. Toutefois, peut-on s’abriter uniquement derrière la défense commerciale pour sauvegarder notre industrie?

La dangereuse volatilité de la croissance au Maroc

Après les 4,7% de l’année dernière, la croissance économique du Maroc en 2016 devrait connaître son plus faible niveau depuis la fin des années 90. Et pour cause, le PIB ralentit sa progression. Selon les estimations du HCP, après avoir augmenté de 1,7% au premier trimestre, il n’a progressé que de +1,4 % au deuxième, et il est prévu qu’il n’avancerait que de +1,2 % au troisième. Ce constat confirme la fameuse dépendance de la croissance marocaine au secteur agricole. Une dépendance servant d’alibi pour ne pas entreprendre les réformes qui s’imposent dans ce pays.