Maroc

Maroc : quid des niches fiscales ?

Lors de sa récente évaluation de la fiscalité marocaine, le FMI reconnaît l’inefficacité des dépenses fiscales. Comprenez ce système de dérogations sous forme d’exonérations, d’abattements et de taux préférentiels accordés par l’Etat pour soutenir certaines classes sociales, des secteurs d’activités en difficultés ou encourager certains investissements. Le constat du FMI vient relancer le débat entre ceux défendant le maintien de ces dérogations car ce sont finalement des aides remplissant des objectifs socioéconomiques, et ceux qui accusent ces niches d’être parmi les sources d’iniquité, d’instabilité et d’inefficacité du système fiscal marocain. Alors, comment concilier ces deux vues diamétralement opposées ?

Casablanca Finance City : un hub financier ?

D’après le GFCI (Global Financial Centres Index), indice mondial classant les places financières suivant leur compétitivité, Casablanca finance City (CFC), la place financière marocaine, devance pour la première fois celle de Johannesburg en Afrique du Sud pour se classer 33ème, et devient désormais la première place financière en Afrique. Si la percée de la place marocaine est à saluer, nombreux sont qui n’hésitent pas à la qualifier de hub financier et de place financière émergente. Mais, l’est-elle réellement ?

Maroc : la privatisation est-elle responsable de la faillite de la Samir?

Le 21 mars 2016, le Tribunal de Commerce de Casablanca a annoncé la mise en liquidation judiciaire de la « Samir », seule et unique raffinerie du pays, avec en perspective, si rien ne change, des conséquences socio-économiques négatives non négligeables (créances perdues pour les banques, chômage, précarité, et tensions sociales). Pour le chef du gouvernement actuel et pas mal de responsables et d’observateurs, la privatisation de la raffinerie nationale, en 1997, était une grande erreur laquelle explique la débâcle actuelle. Mais, peut-on vraiment mettre ce mélodrame sur le compte de la privatisation?

Baisse du taux directeur au Maroc : Un coup d’épée dans l’eau ?

Le 22 mars dernier, le directeur de la banque centrale marocaine (Bank Al-Maghrib, BAM) a décidé de réduire le taux directeur de 25 points de base pour le ramener à 2,25%. Une décision qui vient, nous dit-on, pour donner un coup de fouet à une croissance économique atone. Le raisonnement de la BAM consiste à dire : du moment que le taux directeur représente le loyer de l’argent pour les banques commerciales, la baisse de ce taux réduira le coût du refinancement de ces banques, ce qui les incitera à distribuer plus facilement des crédits aux ménages et aux entreprises, lesquels vont en profiter pour consommer et investir davantage, ce qui in fine stimulera la croissance économique surtout dans une année aussi difficile. Le raisonnement est implacable sur le papier, mais la réalité est tout autre…

Télécommunications au Maroc : l’Etat bloque l’innovation

Le blocage par le gendarme des télécoms au Maroc (agence Nationale de Régulation des Télécommunications, ANRT) des appels VoIP (voix sur IP) passés sur WhatsApp, Viber, Skype via la 3G, 4G et désormais l'ADSL et le Wifi, continue de susciter l’indignation des usagers marocains qui n’ont pas hésité à montrer leur mécontentement à travers des pétitions sur les réseaux sociaux et leurs désabonnements des pages des trois opérateurs.