Maroc

Limitation des importations chinoises : une protection pour l’économie marocaine ?

Si l’on regarde la situation critique que connaissent certains secteurs de l’économie nationale au bord de l’asphyxie (sidérurgie, bois, textiles, etc.) et la pression qu’ils exercent sur l’exécutif ; le niveau du déficit de la balance commerciale (196 milliards DH) qui, quoique en léger recul, reste menaçant pour la stabilité macroéconomique du pays (réserves de change et endettement) ; le déséquilibre structurel des échanges avec la Chine en défaveur du Maroc (24 milliards DH, soit 12% de l’ensemble du déficit commercial du Maroc) ; il n’est pas étonnant, qu’en ce temps de disette, le gouvernement soit réceptif à toutes les voix réclamant une limitation des importations via une défense commerciale active, en l’occurrence contre les produits chinois. Mais, en cédant à ces sirènes, va-t-il sauver réellement notre commerce et notre industrie émergente ? Pas si sûr !

Maroc : « L’exception politique » durera-t-elle longtemps ?

A la croisée des chemins entre l’Afrique et l’Europe, le Maroc s’est toujours distingué comme un pays de brassage culturel sur plusieurs civilisations. Une autre particularité, cette fois politique, caractérise le pays, celle d’être un « pays-modèle » de changement pacifique en Afrique. Une exception, qui s’est encore consolidée après « le printemps arabe », comparativement à ses voisins, le Maroc a traversé « l’orage », sans violence et sans chaos politique. Quelles sont les raisons de cette « exception marocaine » ? Et continuera-t-elle à l’être dans l’avenir ?

Maroc : la taxe controversée…

Le gouvernement Benkirane est décidé à appliquer la taxe sur les billets d’avion (100 dh pour la classe économique et 400 dh pour les autres catégories), dès avril prochain. Une taxe, nous dit-on, qui sera à moitié affectée à la promotion du secteur touristique et l’autre moitié ira alimenter le fonds d’appui à la cohésion sociale. Une intention somme toute louable, néanmoins qui risque d’avoir plusieurs effets pervers.

Maroc : la liberté économique confisquée par l’État

Le Maroc vient d’être relégué à la 103ème place sur un total de 178 pays, perdant ainsi  treize places dans le classement mondial 2014 de liberté économique, établi par le think-tank américain Heritage Foundation.

Maroc : l’ouverture du marché de la santé aux capitaux privés est-elle une menace à la santé ?

L’annonce par le ministre de la Santé marocain de la publication imminente du projet de loi 10-94 sur l’exercice de la médecine - dont l’une des principales mesures est l’ouverture des capitaux des cliniques aux investisseurs privés - a soulevé un tollé chez les médecins, associations et syndicats, criant tous au scandale de la marchandisation de la santé des citoyens marocains. Y aurait-il réellement une menace ?