Nigéria

Nigéria : Au-delà du Hashtag #BringBackOurGirls

L'économiste Milton Friedman, lauréat du prix Nobel, disait que « la meilleure façon pour résoudre les problèmes consiste rendre politiquement profitable pour les mauvaises personnes de faire la bonne chose ». Cette déclaration résume bien ce que la campagne #BringBackOurGirls tente d'accomplir. Quand les filles seront enfin secourues, le gouvernement nigérian est susceptible de devenir lyrique sur son engagement pour la sécurité nationale, mais rappelons que ce fut le même gouvernement qui a choisi le silence quand il fallait agir.

Nigéria : l’état permanent d’insécurité intérieure

Le Nigeria, comme beaucoup d'États en développement, présente le paradoxe de la pauvreté malgré d’énormes ressources. Les citoyens sont entreprenants mais l'Etat est prédateur. La richesse est créée, mais trop souvent volée. Les symboles de la sécuritéce qui signifie en réalité l'insécurité - sont partout.

Les Nigérians à la recherche de l’argent perdu du pétrole

Récemment, le New York Times a publié un article qui met en lumière la façon dont le gouverneur de la banque centrale du Nigeria a été congédié par le président du Nigeria dans un épisode qui a secoué l'économie nigériane et a envahi les journaux et les ondes. Il enquêtait sur le programme de corruption dans le secteur du pétrole - et avait menacé de le mettre à nu lors d'une réunion avec les principaux banquiers du Nigeria.

Nigeria : les subventions au pétrole volent les pauvres

Les subventions sont souvent présentées comme un moyen de redistribuer les richesses et d’augmenter le bien-être des populations pauvres. En effet, la plupart des pays, mettent en place des subventions largement affichées comme des politiques pro-pauvres. L'expérience récente confirme cependant l’inefficacité de nombreuses subventions. C'est notamment le cas de la subvention du pétrole. Il en émerge de nombreuses allégations, incluant un paiement inapproprié de 700 millions de Nairas (4.458 millions $) de subvention quotidienne pour le pétrole.

Le pétrole, techniquement appelé (DPK) est essentiellement utilisé pour les tâches ménagères comme la cuisine au fourneau. Il est couramment utilisé par des personnes à faible revenu et des habitants de zones  non-urbaines. Les subventions au pétrole sont conçues pour être un moyen de rendre la vie  plus  facile à cette population. Des faits émergeants des investigations en cours  et les allégations de corruption ont cependant montré que la subvention au pétrole, comme la plupart des autres, a été un échec et est criblée de corruption. Malgré les échecs avérés des différentes formes de subventions, les décideurs politiques, soit par manque de connaissances ou pour gagner en popularité, feignent d’ignorer ces échecs mettant inlassablement en place de nouveaux modèles de subvention.

Pour replacer le contexte, il faut préciser que le pétrole est un produit importé. Le taux de consommation quotidien est de 12 millions de litres et le prix au débarquement est de 152 Nairas par litre selon l’Agence de la Tarification des Produits Pétroliers et de Régulation. Le prix officiel est de 50 Nairas par litre, ce qui signifie que le gouvernement subventionne à hauteur de 102 Nairas chaque litre de pétrole.

Finance islamique en Afrique : Leçons de Londres

La finance islamique en Afrique

Lorsque Rauf Aregbesola, le gouverneur de l’État d’Osun au sud-ouest du Nigeria, a levé 10 milliards de naira via le système d’obligations islamiques ou sukuk, il a rencontré une forte réaction de la communauté chrétienne. L’Association chrétienne du Nigeria a vu dans cette nouvelle pratique une tentative d’islamiser l’état.