Nigéria

La subvention sœur jumelle de la corruption

La corruption prospère sur le continent africain peut-être beaucoup plus que partout ailleurs dans le monde. Selon la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique, le continent perd plus de 50 milliards de dollars chaque année à cause de la corruption et les flux financiers illicites. Les rapports annuels de l'agence mondiale de notation de la corruption, Transparency International, montrent que l'Afrique est toujours en tête de la liste des pays les plus corrompus au monde.

Nigéria : le salut passe par l’investissement privé

La plupart des Etats de la fédération du Nigéria se battent actuellement pour leur survie financière. Le gouvernement fédéral, qui les a sauvés plusieurs fois via des transferts d’allocations, doit batailler contre des défis encore plus importants: indisponibilité des réserves de change, instabilité de la monnaie nationale, faiblesse des prix du pétrole, attaques sur ses oléoducs.

Corruption au Nigéria : Complicité des entreprises

Selon les experts des finances publiques, les recettes perçues par le gouvernement fédéral nigérian, de 1999 à 2014, ont atteint 690 milliards de dollars. On se demande alors pourquoi le développement du Nigeria stagne ? Comment la croissance économique peut-elle chuter ainsi que les réserves de change alors que la dette augmente après avoir recueilli en moyenne 9,2 milliards naira de revenus chaque année depuis 15 ans? La cause est indiscutablement le poison de la corruption. On estime en effet que 400 milliards dollars des revenus pétroliers du Nigeria ont été volés ou mal dépensés depuis l'indépendance en 1960.

Nigéria : Quand contrôle des prix rime avec pénurie

S'il y a une leçon que le gouvernement fédéral nigérian doit retenir de la pénurie d’essence, avec les longues files d'attente aux stations-service, c’est qu’il ne peut pas se substituer au marché, peu importe la noblesse de ses intentions patriotiques. De la gestion des devises étrangères au marché du carburant, les marchés ne sont pas assez pris en considération. Le gouvernement s’acharne à vouloir tout maitriser à travers la régulation de l’offre et de la demande pour la fixation des prix. La crise pétrolière actuelle prouve clairement que ce n’est pas la bonne voie.

Nigéria : Une assemblée nationale « vautour »

On dit souvent que les dirigeants d'un pays sont le reflet de leur peuple. Mais les Nigérians peuvent se demander comment, alors même qu’ils ont focalisé leur énergie sur un véritable changement de gouvernance, les dieux ont conspiré pour leur offrir des législateurs fédéraux rétrogrades. Lorsque cette volonté de changement s’est manifestée via les urnes, les espoirs ont été nourris pour que le gouvernement soit enfin au service des masses. Ce faisant, les Nigérians ont voté massivement pour un président qui, en dépit de son passé dictatorial, a promu une rupture avec le système de la corruption institutionnalisée menaçant l'avenir du pays.