Démocratie

Cameroun : 4 erreurs à éviter lors des prochaines présidentielles

Les Camerounais se rendront aux urnes le 07 octobre 2018 pour choisir leur prochain Président de la République. Paul Biya âgé de 86 ans et au pouvoir depuis 36 ans affrontera 8 autres candidats dont deux habitués et six nouvelles faces. Pour les uns, les dés sont pipés d’avance dans la mesure où le Président sortant détiendrait déjà toutes les cartes en main et pour les autres, c’est le moment à ne pas rater ; le moment de la révolution par les urnes ; le moment de faire plier le « vieil octogénaire ». 

Côte d’Ivoire : Propositions pour une CEI réellement indépendante

La Commission Electorale Indépendante (CEI) ivoirienne a joué un rôle diversement apprécié dans la crise électorale de 2010.  Sa réforme en 2014, n’a pas rencontré l’assentiment de tous. L’ONG Action pour la Protection des droits de l’Homme (APDH) a d’ailleurs saisi, le 07 juillet 2014, la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP). Le 18 novembre 2016, la CADHP a rendu un arrêt  par lequel elle enjoint à l’État ivoirien de reformer la CEI. Après s’y être opposé longtemps, finalement le président ivoirien, lors de son adresse à la nation le 7 août dernier, a décidé de se conformer à l’arrêt. Comment rendre la CEI réellement  indépendante ?

Côte d’Ivoire : le parti unifié menace la démocratie

Le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), coalition politique au pouvoir, a été créé, le 18 mai 2005, par Alassane Ouattara, président du Rassemblement des Républicains (RDR) et Henri Konan Bédié, président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI).  Le but de cette union était de gagner la présidentielle face au président Laurent Gbagbo, ce qui a permis à Ouattara de remporter le deuxième tour de la présidentielle de 2010 et de gouverner avec le PDCI. Depuis un certain temps, les deux leaders du RHDP voudraient en faire un parti politique unifié malgré des oppositions en interne, ce qui constitue une menace pour la démocratie.

Sénat en Côte d’Ivoire : institution ou outil politique ?

L’une des réformes apportée par la Constitution du 08 novembre 2016 est la création d’un Sénat. Le Parlement de Côte d’Ivoire devient donc bicaméral. Aux termes de l’article 87 de la Constitution, le Sénat a pour mission de représenter les collectivités territoriales et les Ivoiriens de l’extérieur. La raison d’être de cette institution est légitime, néanmoins, il importe de s'interroger sur  les motivations sous-jacentes de sa mise en place de manière aussi empressée au prix d'entorse à la norme fondamentale.

Les élections sont-elles vraiment synonymes de démocratie ?

La transition du Kenya vers une démocratie multipartite en 1991 a été l'un des cas les plus prometteurs de changement politique en Afrique. Avant cela, le Parti de l'Union Nationale du Kenya (KANU) avait monopolisé le pouvoir depuis la mise hors la loi de l'opposition politique en 1982. Le passage d'un État à parti unique à un État multipartis était un événement vraiment important.