Kenya

La guerre contre Uber au Kenya : un obstacle à l’innovation

L'un des clichés les plus répandus en politique est que « vous ne pouvez pas stopper la diffusion d’une idée qui est dans l’air du temps? ». Cette phrase est trop souvent galvaudée dans les discussions politiques, mais peut-être que l'expression est plus vraie dans les sphères économique et commerciale que dans le monde cacophonique et bruyant de la politique. Après tout, la rupture avec le statu quo en Afrique, en particulier en matière de gouvernance, se poursuit à un rythme de tortue.

Kenya : Comment soigner la corruption compulsive ?

La directive qui oblige les entreprises qui font des affaires avec le gouvernement Kenyan à signer une charte de bonne conduite provoque l’effet inverse en favorisant la corruption. Elle ne fait que fragiliser plus encore l’environnement des affaires au Kenya. Comme les incitations conditionnent l’action humaine, la flambée des scandales de corruption et l'impunité grandissante autour de ces sombres affaires incitent à la mise en place de mesures dissuasives pour freiner le fléau.

Kenya : Le duo constitution et corruption

Le 10 août 2015 commémore la cinquième année de l’adoption par le Kenya d’une nouvelle constitution. Quel bilan faire de cette moitié de décennie ? Certaines choses ont certes changé, mais la grande tendance est plutôt décevante par rapport aux attentes des Kenyans après le vote de cette constitution.

Le Kenya abuse dangereusement des emprunts

Il ne serait pas sage de planifier l’alimentation de votre famille sur la base de ce que vous allez trouver dans le grenier de vos voisins. Malheureusement, c’est le chemin que nos dirigeants ont choisi d’emprunter. L’endettement n’est pas mauvais en soi, mais il doit être fait avec beaucoup de prudence. Il est inquiétant de constater qu’au bout de deux ans, le gouvernement kenyan a emprunté 874.5 milliards de Shellings (Sh), plus que ce que le régime prédécesseur a emprunté (738 milliards Sh) durant son dernier mandat (5 ans).

Kenya: quand les médias aident le terrorisme

Suivant le Manuel de l’armée de terre des États-Unis (1996), « dans la guerre, l'information est la clé de la victoire ». Chaque bon soldat sait que les guerres conventionnelles et non-conventionnelles sont menées sur plusieurs fronts. Aujourd’hui, pour aboutir à la victoire, il ne suffit pas de gagner des batailles importantes sur le terrain, mais il faut également gagner les cœurs et les esprits des gens dans les pays ou territoires de l'assaut. L'exploitation stratégique des informations est essentielle dans toute guerre ou bataille et peut influer sur le résultat final du conflit. Même les putschistes militaires savent que pour déloger un régime politique existant ils doivent d'abord saisir les stations de radiodiffusion nationales pour contrôler la circulation de l'information, attiser les émotions contre le régime et garder le soutien du peuple.