Emmanuel Martin

Tunisie : la révolution à refaire

Brahim Slimani, un jeune homme de 23 ans « excédé par le chômage et la misère » s’est immolé le 28 avril 2013 à Sidi Bouzid, la ville même Mohammed Bouazizi avait commis le même geste en décembre 2010. Plus de deux ans après sa « révolution », celle-ci reste à refaire en Tunisie. Pour la bonne et simple raison qu’observateurs et politiques sont passés à côté du problème principal.

Protection de l’environnement : Quel potentiel pour l’approche propriétariste en Afrique ?

Les enjeux environnementaux en Afrique sont énormes, du souillage du Delta du Niger au traitement des déchets et des effluents, en passant par la surexploitation des ressources halieutiques des côtes. En matière de protection de l’environnement, l’approche par les droits de propriété a été développée depuis les années 80, en réaction

Sassou Nguesso, Hollande et la République irréprochable

Alors que le président français se voit empêtré dans des affaires qui se rapprochent toujours plus de lui (affaire Cahuzac, affaire Augier et maintenant peut-être Fabius), nul doute que l’accueil d’un brave dictateur africain pourra redorer efficacement son blason et sauver la face de la « République irréprochable » ! Le timing n’aurait pu être pire pour la visite du camarade Sassou Nguesso

Le business de la complication

En France, le Président Hollande a proposé récemment un « choc de simplification ». Effectivement, les complications artificielles issues de certains dysfonctionnements de l’intervention publique constituent un boulet pour le dynamisme de l’économie. Un « Président de la croissance » ne peut que demander leur suppression. Mais cette dernière doit être massive, et il n’est pas sûr que certains intérêts « laissent faire ». L’analyse vaut pour bien des pays d’Afrique.

De certaines conséquences de M. Ricardo

Des pays entiers ont été « spécialisés » sur la base de la théorie de l’échange international de David Ricardo, notamment en Afrique dans des matières premières brutes à faible valeur ajoutéeS’il est vrai que le libre échange est généralement justifié par les économistes sur la base de la théorie des avantages comparatifs de David Ricardo, une théorie présentée dans les manuels comme supérieure à la théorie des avantages absolus d’Adam Smith, l’histoire des manuels a sans doute induit la profession – et le grand public – en erreur.