Développement

L'argent peut-il résoudre le problème du développement de l'Afrique ?

L'Afrique peut-elle être sauvée par l'argent de l'aide ? Une question qui se pose depuis plusieurs décennies. Si oui, sous quelles conditions ? Si non, pourquoi ? De Donald Kaberuka à William Easterly, en passant par James Shikwati

Le capitalisme booste la richesse en Afrique

L’Afrique subsaharienne couvre 46 pays, 9.4 millions de m2. Pas moins d’une personne sur sept vit en Afrique, et la part du continent dans la population mondiale est appelée à augmenter avec le taux de natalité le plus élevé au monde. Si la tendance actuelle persiste, le nombre d’habitant au Nigéria va être supérieur à celui des Etats Unis, d’ici 2050.Ainsi l’Afrique est sous les projecteurs attentifs des Africains mais aussi du reste du monde.

Nigéria : le salut passe par l’investissement privé

La plupart des Etats de la fédération du Nigéria se battent actuellement pour leur survie financière. Le gouvernement fédéral, qui les a sauvés plusieurs fois via des transferts d’allocations, doit batailler contre des défis encore plus importants: indisponibilité des réserves de change, instabilité de la monnaie nationale, faiblesse des prix du pétrole, attaques sur ses oléoducs.

Maroc : la productivité secret de la compétitivité

Le 2 juin dernier, la patronne des patrons, Mme Miriem Bensalah-Chaqroun a déclaré : « qu’aucun pays à travers l'histoire de l'industrie n'a bâti une économie pérenne sur des bas salaires ». D’aucuns lui répliqueront: oui, mais que faîtes-vous de la Chine, de la Corée du Sud, et de tous les autres tigres et dragons asiatiques, qui ont profité de leur main d’œuvre qualifiée et bon marché pour en faire un avantage comparatif dans la course à la compétitivité ? Celle-ci peut porter soit sur le prix de vente (compétitivité-prix), soit sur d’autres avantages comme l’innovation et la qualité (compétitivité-hors-prix).

CEMAC et UEMOA : pourquoi des trajectoires de croissance divergentes ?

Face à une insolente croissance de 6,5% en zone UEMOA, la CEMAC n’a enregistré qu’une modeste croissance de 2,8 % en 2015, après 4,8% en 2014. Les projections pour 2016 sont aussi moroses à 2%, soit un différentiel de 5 points avec l’UEMOA. Comment expliquer ce différentiel de croissance entre la CEMAC et l’UEMOA qui, pourtant, font partie de la même zone CFA ?