Malou Innocent

La guerre en Irak : Dix ans plus tard

Aux USA des (néo) conservateurs de premier plan qui avaient défendu la guerre en Irak, comme le sénateur John McCain et la blogueuse Jennifer Rubin Washington Post, ont accusé le retrait militaire américain de l’Irak d’avoir accru l’influence iranienne. Cette affirmation populaire ignore volontairement que l’Iran a bénéficié de la guerre à la suite de l’élimination de Saddam Hussein, et non après le retrait des troupes américaines.

Le complexe militaro-industriel s'exporte en Égypte

Il est presque impossible d’échapper à l’hystérie de l’establishment de Washington à l’égard du « séquestre » - 85 milliards de dollars de coupes budgétaires indistinctes, soit une réduction inférieure à 2,3 % du budget fédéral de 3 640 milliards de dollars. Malgré toute la rhétorique exaltée quant aux conséquences du séquestre sur les dépenses militaires, décrites comme « dévastatrices », « scénario catastrophe», et même « vidage de la force », peu de gens aux USA savent leurs dollars durement gagnés vont et si oui ou non ces dépenses sont absolument nécessaire. Et parmi les nombreux programmes fédéraux dispendieux on trouve la subvention pluri-décennale des contribuables américains aux militaires d’Égypte.

Les limites de la diplomatie coercitive avec l’Iran

L’histoire montre que les sanctions inflexibles conduisent rarement aux résultats souhaités. Si les sanctions actuelles échouent à modifier le comportement de l’Iran ou à conduire son peuple à la révolte, alors l’Occident devrait résister à l’envie d’en imposer de nouvelles, et devrait lever les actuelles.

Afghanistan : le pourrissement par la corruption

La corruption en Afghanistan dépasse de loin la « petite corruption » et les pots de vin.

Une « nouvelle route de la soie » encore très cahoteuse

Autour de la réunion de l’OTAN le 20 mai à Chicago, les partenaires de la coalition espèrent stabiliser l’Afghanistan avec des projets de développement au-delà de 2014. Une des initiatives sur la table est celle de la « Nouvelle Route de la Soie », qui vise à réorganiser la position ancienne de l’Afghanistan en tant que plaque tournante du commerce régional reliant l’Occident et l’Extrême-Orient. Mais plusieurs obstacles se dressent pour que ce souhait se transforme en réalité.