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Algérie : Le danger de l’interdiction des importations

Le 23 janvier 2017, le gouvernement algérien a interdit l’importation des agrumes et des légumes frais pendant leur saison. Les banques ont été exhortées à suspendre immédiatement les domiciliations bancaires des opérations d’importation de ces produits agricoles quelle qu’en soit l’origine. Leur souhait étant de réduire la facture d’importation et de préserver la production locale. Vont-ils y arriver? Pas sûr !

Quand le salaire minimum détruit l’emploi

Curieusement, la justification originelle de l'introduction des lois sur le salaire minimum en Afrique du Sud était de protéger la main-d'œuvre blanche contre la concurrence des « noirs ». A ce propos, le professeur Walter Williams, économiste américain, cite Henry Allan Fagan, juge de la Division d'Appel en Afrique du Sud, qui a déclaré en 1960 que : « Dans l'intérêt de la préservation et de la protection des intérêts acquis du mode de vie de la « meilleure partie » de la population, un taux de salaire pour le travail [qui signifie un salaire minimum imposé par la loi] et une réservation [de l'emploi] étaient nécessaire pour protéger les Blancs, les métisses et les asiatiques des Bantous».

Bénin : Comment concilier laïcité et pratique religieuse ?

Au Bénin, l’espace public est anarchiquement occupé par le commerce, mais aussi par la foi. Prenant ses responsabilités, l’Etat a décidé de mettre fin au désordre. Si le déguerpissement des commerces a été opéré, ça tarde au niveau des confessions religieuses, surtout les musulmans qui dénoncent une violation des libertés de culte.

Maroc : comment sortir les taxis de la route de la servitude !

Après vous avoir expliqué dans un précédent article que s’en prendre à Uber c’est se tromper de combat, il est de mon devoir désormais de vous éclairer sur les vrais problèmes auxquels il faudrait s’attaquer pour aboutir à une solution qui conviendrait à tout le monde. Surtout que les taxis viennent d’être sommés d’appliquer le récent arrêté du Wali du Grand Casablanca leur imposant de respecter des règles draconiennes. Un arrêté, que je dois dire, passe complètement à côté des vrais problèmes de ce secteur à savoir les agréments et le contrôle des prix.

Crise de l’agrobusiness en Côte d’Ivoire: quel responsable?

Ils sont plusieurs (près de 40 000) ceux qui, succombant à l’appât du gain, ont injecté leurs capitaux dans ce qu’ils croyaient être l’affaire du siècle. Une affluence de capitaux qui a grandement aidé à dissimuler tout le montage qui permettait aux sociétés d’agrobusiness de payer des retours sur investissements (RSI) variant de 300% jusqu’à 1000% de l’investissement initial. A ce jour, et ce malgré les conclusions accablantes de l’étude réalisée dans cette filière et qui incriminent ces sociétés, ils sont encore plusieurs parmi le peuple, à croire à une conspiration montée de toutes pièces par le FMI, la BCEAO et les banques ivoiriennes pour empêcher l’éclosion d’une classe moyenne en Côte d’Ivoire. Qu’en est-il réellement?