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Une approche globale africaine contre les flux financiers illicites

Les flux financiers illicites en provenance des pays en développement ont émergé comme l'une des questions clés dans l'agenda mondial du développement. Avec l'aide du FMI et de la Banque mondiale, le Global Financial Integrity (GFI) a estimé que l'Afrique perd environ 50 milliards USD par an sous forme de flux financiers illicites. En outre, selon le rapport du Groupe de haut niveau sur les flux financiers illicites, entre 1970 et 2008, l'Afrique a perdu un montant estimé à 854 milliards USD en flux financiers illicites. Ce montant est équivalent à l'aide au développement reçue par le continent au cours de la même période.

Pourquoi faut-il libéraliser le « ciel » africain ?

Même si l'Afrique abrite 15% de la population mondiale, elle ne représente qu'une proportion relativement faible du trafic aérien, soit moins de 3% du trafic mondial. Bien que petit, le marché de l'aviation africaine se développe rapidement. Le nombre de passagers aériens internationaux a connu une croissance constante d'année en année depuis 2004, sauf en 2011 le trafic a plongé en raison de l'instabilité politique dans certaines régions d'Afrique du Nord.

Burkina Faso : Doit-on se réjouir du financement du PNDES?

A Paris les 7 et 8 décembre 2016, les bailleurs de fonds  et les investisseurs privés réunis  à l’initiative du gouvernement du Burkina Faso ont promis des financements. Plus de 18 000 milliards de franc CFA, soit 23 milliards d’euros, ont été annoncés, ce qui finance l’entièreté du Programme national de développement économique et social (PNDES) sans recours aux ressources propres.

Gratuité de l’enseignement public au Maroc : un faux débat

Après avoir enclenché un tollé populaire, le Conseil National de l’Education et de la Formation semble faire un pas en arrière en renonçant à sa décision de mettre fin à la gratuité des lycées et universités publics. Cette décision, qui a été validée il y a à peine deux semaines, était présentée par le conseil comme étant une nécessité pour financer la réforme du système éducatif telle que formulée dans la vision 2015-2030 de l’éducation nationale. Un système dont la réforme a été stérile jusque . Mais la gratuité de l’enseignement au Maroc n’est-elle pas un faux débat ?

Cameroun : Y a-t-il un problème anglophone ?

Depuis le 21 novembre 2016, le Cameroun traverse une énième crise sociale qui pousse certains observateurs à prédire l’imminence de l’expression sur la place publique d’un malaise généralisé. Cette fois-ci, ce sont les deux régions anglophones du pays (Nord-Ouest et Sud-Ouest) qui sont mobilisées contre la volonté de les «francophoniser». En réalité, la revendication linguistique n’est qu’un prétexte qui cache le «problème national» de marginalisation des minorités linguistique, ethnique, religieuse, etc. En effet, les motivations sous-jacentes derrière ces contestations sont l’exclusion politique et économique. De quoi s’agit-il et que faut-il faire ?