Derniers billets

Kenya : pourquoi la taxe Robin Hood sera-t-elle nuisible ?

Le gouvernement kenyan vient de décider d’abroger la loi sur le plafonnement des taux d’intérêt et son remplacement par une autre dénommée « Robin Hood Tax » qui prévoit une taxation des opérations de transfert de fonds supérieur à 500 000 Shilling Kenyan (environ 5000 $ US). L’objectif visé est d’accroitre considérablement les recettes fiscales pour limiter l’endettement. Au vu des résultats de la précédente loi, la nouvelle va-elle atteindre les résultats escomptés ? Il est permis d’en douter, et ce pour plusieurs raisons.

Burkina: réformer l’Etat pour « dégraisser le mammouth »

Du 12 au 14 juin 2018, le Burkina Faso a organisé une conférence des forces vives de la nation avec pour sujet central, la rationalisation du système de rémunération des agents publics de l’Etat. La masse salariale du pays enfle et inquiète le gouvernement et ses partenaires qui ambitionnent de la contrôler et par suite, la réduire. Comment réussir un tel exploit dans un pays où les revendications salariales sont omniprésentes ?

La 4ème révolution industrielle : une chance pour l’Afrique !

Alors que l'Afrique a connu une forte croissance économique pendant près de deux décennies, le rythme de son industrialisation n’a pas été proportionnel. En moyenne, l'industrie africaine génère 700 USD de PIB par habitant, soit moins d'un tiers qu’en Amérique latine (2 500 USD) et à peine un cinquième de l'Asie de l'Est (3 400 USD). Pourquoi une telle situation ?

L’interventionnisme de l’État socle de la pauvreté

De nombreuses voix s’élèvent pour critiquer «l'inadéquation» et l’échec de la transition politique de l’Afrique du Sud en 1994, qui a conduit à la Constitution de 1996. Les détracteurs affirment qu’elle n’aurait apporté qu’une liberté politique dépourvue de liberté économique, car, la majorité des Sud-Africains restent pauvres aujourd’hui.

Maroc : Les femmes « Soulaliyates » exclues des terres collectives !

Estimées à 15 millions d’hectares (soit 35% environ des terres au Maroc),[1] les terres collectives représentent un enjeu économique de taille. Pourtant, dans un pays sensé être un État de droit, l’accès à la propriété de ces terres demeure encore « genré », dans la mesure où la gente féminine – désignée par femmes Soulaliyates – subissent l’injustice d’en être exclues, une exclusion qui en dit long sur le manque de parité entre les deux sexes au Maroc. Pourquoi cette aberration perdure-t-elle encore ?