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Maroc : la sous-liquidité du secteur bancaire seule responsable du problème de financement de l’économie ?

D’après la dernière note de conjoncture publiée par la Banque Centrale marocaine (Bank-Al-Maghrib, BAM), le déficit de liquidités des banques ressort à 76 MM DH. Un chiffre qui fait écho aux difficultés de financement rencontrées par les  ménages et les entreprises. Cette aggravation intervient un mois après  la décision du directeur de Bank Al-Maghrib de maintenir le taux directeur à 3%, de baisser le taux des réserves obligatoires à 4%, et de continuer ses avances à 7 jours pour booster la liquidité du système bancaire et partant relancer la machine de crédit.  Le problème de financement de l’économie est-il lié uniquement à la sous-liquidité des banques ?

Congo Brazzaville : états généraux de la nation ou des acteurs politiques congolais ?

Depuis quelques jours, les dirigeants politiques de l’alliance pour la république et la démocratie (ARD), une plateforme de l’opposition congolaise et une partie des membres de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) de l’ex-président Pascal Lissouba, demandent au gouvernement en place l’organisation d’états généraux de la nation pour, semble-t-il, définir une nouvelle gouvernance au Congo Brazzaville. Tenant compte de la situation sociopolitique actuelle du pays, nous sommes en droit de nous interroger sur la pertinence de cette exigence et surtout sur ses chances d’y aboutir.

Kinshasa : comment lutter contre les Kulunas ?

Kinshasa : comment lutter contre les Kulunas ?

Les années actuelles sont sans doute les pires que Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, ait jamais connues en termes d’insécurité à cause de recrudescence du grand banditisme. La délinquance juvénile est en tête de ce phénomène.

Cameroun : une opposition de façade

L’un des piliers d’un régime démocratique est la possibilité offerte aux acteurs politiques de participer à « l’animation » du jeu politique, avec un rôle central pour l’opposition. Or, au Cameroun, que ce soit en période électorale ou non, les partis d’opposition semblent tout faire pour se décrédibiliser davantage auprès des électeurs qui perdent foi en ces acteurs censés les représenter. Après l’éclatement récent du regroupement « G7 » des leaders de l’opposition, un « Pacte républicain », réunissant trois partis politiques a vu le jour. Comment comprendre cette animation trouble des partis de l’opposition ? 

Égypte : « Protéger la révolution » ?

Égypte : « Protéger la révolution » ?

Après un premier « succès » sur la scène internationale, en tant que médiateur entre le Hamas et Israël qui a abouti à un cessez-le-feu le 22 novembre 2012, le Président Egyptien Morsi  renforce son pouvoir interne au détriment de l’état de droit, et notamment de l’indépendance du pouvoir judiciaire. Il entend « protéger la révolution ». Mais n’est-ce pas un prétexte bien pratique ?