Révoltes arabes et perses

Tunisie : la révolution à refaire

Brahim Slimani, un jeune homme de 23 ans « excédé par le chômage et la misère » s’est immolé le 28 avril 2013 à Sidi Bouzid, la ville même Mohammed Bouazizi avait commis le même geste en décembre 2010. Plus de deux ans après sa « révolution », celle-ci reste à refaire en Tunisie. Pour la bonne et simple raison qu’observateurs et politiques sont passés à côté du problème principal.

La fin du "printemps" arabe ?

Alors que la révolution tunisienne pourrait bien se diriger vers un régime de Terreur et que le printemps arabe prend décidément une tournure hivernale, nous vous proposons de rappeler quelques idées force pour mieux saisir l’évolution des évènements

Le printemps arabe arrive au Koweit

À peine plus gros qu’un timbre-poste sur la carte du golfe persique, le Koweït bénéficie d’une position stratégique privilégiée et représente un modèle libéral pour les autres pays du Golfe. Il fait cependant face aujourd’hui à des conflits politiques internes croissants.

Tunisie, An II

17 décembre 2010, Mohamed Bouazizi jeune tunisien marchand ambulant de fruits et légumes voit sa marchandise et sa carriole confisquées. Il se trouve interdit de vendre par les autorités du régime dictatorial de Ben Ali : il est ruiné. Il s’immole alors à Sidi Bouzid. Bouazizi n’était pas le premier à commettre ce geste, mais il a été le déclencheur d’un vent de contestation qui a balayé toute l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Deux ans plus tard le changement

Qui a attaqué l’ambassade des Etats-Unis : retour sur Ansar al-Chari’a, Abou Iyadh et ses relations avec Ennahdha

Alors que l’opinion publique s’interrogeait sur l’identité de la nébuleuse salafiste en Tunisie, nous avions mené une enquête publiée dans le magazine Réalités (N° 1327 du 12 avril 2012) dans laquelle nous révélions l’identité des leaders d’Ansar al-Chari’a, groupe salafiste à l’origine des attaques ayant visé le Cinéma Africart, la chaîne Nessma TV et l’Espace Abdelliya. A la lumière de l’implication de cette organisation dans l’attaque qui a visé le vendredi 14 septembre 2012 l’Ambassade des Etats-Unis à Tunis, il nous a semblé judicieux de revenir sur Ansar al-Chari’a, ses leaders et leurs liens avec le parti Ennahdha.