Retraite

Maroc : l’intérêt des retraites par capitalisation.

De l’aveu même du président de la Cour des comptes et selon le dernier rapport de la commission parlementaire qui s’est penchée sur la question, la réforme paramétrique des régimes des retraites, validée par l’ancien gouvernement, est insuffisante au regard des dysfonctionnements structurels dont souffre le système en général et le régime des pensions civiles en particulier.

Comment sauver le système de retraite de la Côte d’Ivoire ?

A l’instar de plusieurs pays, les caisses de retraites de Côte d’Ivoire rencontrent beaucoup de difficultés qui ont amené le gouvernement à entreprendre en 2012 une réforme pour rétablir l’équilibre. Cette réforme peut se résumer en un rallongement del’âge de départ à la retraite (de 55 à 60 ans pour les personnels civils de la catégorie D à A3et de 60 à 65 ans pour les personnels civils des grades A4 à A7) ; une hausse de la cotisation (de 18% à 25% du traitement brut indiciaire) ; et une réduction de la pension (de 2% à 1,75%), avec une nouvelle base de calcul des pensions prenant en compte les 15 meilleures années au lieu des 10 ans dans l’ancien système.

Retraites des parlementaires et ministres au Maroc : un favoritisme insoutenable

Suite à l’impair commis par la ministre déléguée chargée de l’eau dans le gouvernement Benkirane, lors d’un talk show du 15 décembre 2015, qualifiant les 745€ mensuels touchés par les parlementaires au titre de leurs pensions de retraites de « deux sous », une grosse polémique s’est déclenchée au sujet de la générosité des retraites accordées aux parlementaires et aux ministres dans un pays le salaire minimum est de 210€. Certains parlementaires, ont annoncé vouloir renoncer à leurs retraites, d’autres y tiennent et appellent même à les augmenter, quant aux citoyens ils veulent leur abrogation. A qui faut-il donner raison ?

Crise des retraites au Maroc : l’État est le premier responsable !

Les caisses marocaines de retraites sont toutes en crise, en particulier la caisse marocaine de retraite (CMR), qui bientôt va être vide (2023), si aucune réforme n’est entreprise. Après une longue inertie, le gouvernement reconnait l’urgence de la réforme, et soutient que la problématique des retraites au Maroc est avant tout démographique et qu’il n’y est pour rien. Sauf que la retraite présente aussi des aspects économiques et institutionnels qui engagent clairement la responsabilité de l’État dans la crise actuelle.