Politiques publiques

La planche à billets : dernier clou dans le cercueil de l’économie algérienne ?

C’est un pléonasme que de parler de crise économique en Algérie. De la fonte des réserves de change (baisse de plus de 50%) à la dégringolade du dinar en passant par l’inflation et le chômage en hausse, les citoyens algériens, comme d’autres pays africains riches en hydrocarbures, payent le tribut de politiques publiques douteuses et d’un modèle rentier pernicieux. Pourtant, le gouvernement algérien se mure dans le déni en mettant la crise sur le compte de la mauvaise conjoncture. Pis, depuis novembre 2017 il s’est précipité dans une fuite en avant en activant le levier du désespoir, à savoir la planche à billet. Une décision qui risque d’enterrer à jamais toute aspiration à la diversification de l’économie algérienne. Pourquoi ?

Les trois fossoyeurs de l’avenir du Zimbabwe !

Le nouveau président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, a été accueilli prudemment, espérant de lui qu’il ramène le Zimbabwe sur une trajectoire plus démocratique. Il a évoqué une nouvelle démocratie «en train de se développer» au Zimbabwe. Mais c’était un vœu pieux car il existe trois principaux obstacles à une rupture décisive avec le système politique corrompu et dysfonctionnel qui sévit dans le pays: la Zanu-PF (L'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front Patriotique) au pouvoir, son président et son principal soutien, l’armée.

Maroc : « bricoler » une loi de finances pour racheter la paix sociale

Le projet de loi de finances (PLF) 2019, adopté au conseil du gouvernement, a été présenté et déposé au parlement, le 22 octobre dernier pour discussions et amendements. Malheureusement, les lois de finances se suivent et se ressemblent, sans qu’il n’y ait une vraie rupture susceptible de donner une impulsion à l’économie marocaine.