Justice

Tunisie : les lacunes du processus de justice transitionnelle

Le lancement officiel des auditions publiques des témoignages des victimes de la dictature, est aujourd’hui au centre du débat en Tunisie. Entre un discours idéalisateur d’un côté, et un regard sceptique voire méprisant de l’autre, quelle lecture objective peut-on faire de cet événement ?

Afrique et Cour Pénale Internationale : une défiance justifiée?

La crise qui couvait depuis de longs mois entre la Cour Pénale Internationale (CPI) et les Etats africains, a éclaté au grand jour après que les tensions entre les deux aient atteint leur sommet. En moins d’un mois, trois pays africains – Burundi, Afrique du Sud, et Gambieont officialisé leur retrait de la CPI, dénonçant un soi-disant «afro-centrisme» de cette dernière qui ne poursuit que des Africains. S'agit-il d'un véritable racisme institutionnel ou d’une simple raison juridique conjoncturelle?

L’expérience marocaine de justice transitionnelle: quel bilan?

Louangée par certains comme étant une expérience méritoire, car sans précédent dans l’histoire tourmentée du Maghreb et de l’Orient, l’Instance Equité et Réconciliation (IER) au Maroc n’en demeure pas moins critiquable. L’inauguration le 05 septembre 2016 d’un cimetière à la mémoire des victimes des émeutes de la faim de juin 1981, nous offre l’occasion de revenir sur son bilan: a-t-elle permis une véritable «transition»?

Procès Hissène Habré : L’Afrique jugera-t-elle l’Afrique ?

Le 30 mai 2016 restera à jamais marqué dans l’histoire du continent africain. Un ex-chef d’Etat africain a été jugé et condamné par un tribunal africain. Après un long processus judiciaire qui a connu plusieurs rebondissements, Hissène Habré, l’homme qui a dirigé le Tchad de 1982 à 1990 et qui était accusé de crimes contre l’humanité, crimes de guerre et crimes de torture s’est vu condamné à perpétuité par un tribunal spécial à Dakar. Un exploit historique pour plusieurs observateurs qui pensent que ce procès augure d'une nouvelle justice africaine basé sur le principe: l'Afrique juge l'Afrique. Peut-on céder à cette euphorie ambiante ?

Affaire Soro : Ne pas succomber à l’argument souverainiste !

La révélation d’un enregistrement sonore rapportant une conversation entre le présumé Guillaume Soro, président de l’assemblée nationale, et Djibril Bassolé, le Général ayant mené le putsch raté de septembre 2015, et écarté de la course à la présidentielle au Burkina Faso, a soulevé un tollé général. Quelques jours avant la diffusion de cet enregistrement, Djibril Bassolé instruisait l’ancienne garde de Blaise Compaoré (RSP), commandé par le général Diendéré, de faire un coup d’Etat pour essuyer cet affront dont il serait victime. Auparavant chef de la rébellion ivoirienne, Guillaume Soro, qui a l’expérience de la prise du pouvoir par la force, aurait donné conseillé son ami Bassolé pour la réussite d’un nouveau plan de renversement.