Integration

La prospérité de l’Afrique passe par l’Afrique

Lorsque les pays africains sont évoqués dans la politique occidentale, c’est toujours à propos de l'aide et du commerce. En septembre 2016, Barack Obama a organisé à New York un forum destiné à promouvoir le commerce entre l'Amérique et l'Afrique. « Du Sénégal à l'Afrique du Sud, les Africains insistent sur le fait qu'ils ne veulent pas seulement de l'aide, ils veulent du commerce », a déclaré l’ancien président.

Vers une intégration commerciale en Afrique de l’Ouest?

L’Afrique de l’Ouest dispose d’un immense potentiel avec quinze pays, 300 millions d’habitants et un PIB de plus 613 milliards d’euros. Le renforcement de l'unité est un objectif recherché depuis longtemps sans jamais avoir été atteint. Si désormais l’on comprend que le chemin vers cette unité passe par l'intégration économique régionale, néanmoins quels sont les défis et quelles sont les voies/mesures pour y parvenir ?

Les organisations sous régionales freinent l’intégration africaine

Au moment de grands ensembles mondiaux se constituent pour devenir économiquement plus puissants, le diagnostic des organisations régionales et sous-régionales en Afrique montre qu’il y a plutôt une tendance à la balkanisation pourtant, en 1991, l’Afrique était le premier continent du monde à créer une Communauté Economique Africaine (CEA) dans l’intention de regrouper tous les Etats. Si en principe l'intégration régionale est pertinente, la façon par laquelle elle est actuellement menée en Afrique est contre-productive. La question est de savoir pourquoi les blocs régionaux freinent la convergence vers une meilleure organisation continentale.

En marche pour une zone de libre échange en Afrique

Fin mai 2015, le magazine How Africa a publié un article intitulé «L’Afrique s’apprête à lancer une zone de libre-échange (ZLE) plus grande que l'Union européenne ou l'ALENA». Le lancement de ce projet est prévu lors du sommet tripartite des chefs d'État et de gouvernements le 10 juin prochain à Charm El-Cheikh en Égypte. Elle serait composée de 26 États. Ce serait le plus grand bloc économique en Afrique, ce qui ouvrirait probablement la voie à la création d’une Zone de libre-échange continentale (CFTA) en 2017.

Diagnostic du malaise français : pour une politique de la responsabilité

Les attentats terroristes dans les locaux de Charlie Hebdo et dans un supermarché casher à Paris ont alerté les français sur la capacité de l’Islam radical à saper les processus d’intégration en France. Et l’écho fait aux terroristes par une partie de la jeunesse musulmane des banlieues clamant « Je ne suis pas Charlie » a certainement amplifié ce qu’il faut bien qualifier de malaise français. Les émeutes pro-palestiniennes dégénérant en émeutes antisémites dans le centre de Paris l’été 2014 ne sont pas loin non plus. Ces événements semblent converger, symptômes de la non-intégration de certaines banlieues.