Integration

Les organisations sous régionales freinent l’intégration africaine

Au moment de grands ensembles mondiaux se constituent pour devenir économiquement plus puissants, le diagnostic des organisations régionales et sous-régionales en Afrique montre qu’il y a plutôt une tendance à la balkanisation pourtant, en 1991, l’Afrique était le premier continent du monde à créer une Communauté Economique Africaine (CEA) dans l’intention de regrouper tous les Etats. Si en principe l'intégration régionale est pertinente, la façon par laquelle elle est actuellement menée en Afrique est contre-productive. La question est de savoir pourquoi les blocs régionaux freinent la convergence vers une meilleure organisation continentale.

En marche pour une zone de libre échange en Afrique

Fin mai 2015, le magazine How Africa a publié un article intitulé «L’Afrique s’apprête à lancer une zone de libre-échange (ZLE) plus grande que l'Union européenne ou l'ALENA». Le lancement de ce projet est prévu lors du sommet tripartite des chefs d'État et de gouvernements le 10 juin prochain à Charm El-Cheikh en Égypte. Elle serait composée de 26 États. Ce serait le plus grand bloc économique en Afrique, ce qui ouvrirait probablement la voie à la création d’une Zone de libre-échange continentale (CFTA) en 2017.

Diagnostic du malaise français : pour une politique de la responsabilité

Les attentats terroristes dans les locaux de Charlie Hebdo et dans un supermarché casher à Paris ont alerté les français sur la capacité de l’Islam radical à saper les processus d’intégration en France. Et l’écho fait aux terroristes par une partie de la jeunesse musulmane des banlieues clamant « Je ne suis pas Charlie » a certainement amplifié ce qu’il faut bien qualifier de malaise français. Les émeutes pro-palestiniennes dégénérant en émeutes antisémites dans le centre de Paris l’été 2014 ne sont pas loin non plus. Ces événements semblent converger, symptômes de la non-intégration de certaines banlieues.

Pessimisme autour du « visa de voyage gratuit en Afrique »?

Les Africains, en particulier ceux de la région d'Afrique centrale, ont toujours voulu voyager sans visa. Beaucoup affirment que si cela était possible, ce serait une panacée pour accélérer l'intégration régionale. Dans quelle mesure cette affirmation est possible et pertinente?

Les deux Congo : Le danger des freins à l’intégration

En dépit de l’existence d’un cadre règlementaire prônant la libre circulation des personnes et des biens entre les deux Congo, force est de constater que les relations entre la République démocratique du Congo et le Congo Kinshasa restent caractérisées par la peur de l’autre. Les entraves à la circulation de la richesse de part et d’autre du fleuve Congo subsistent. Elles ont même tendance ces dernières années à s’accentuer comme le dévoile la récente décision d’exiger des passeports et des visas aux populations voulant traverser le fleuve Congo. Ces mesures justifiées par les escalades observées dans la lutte contre la criminalité galopante de part et d’autre du fleuve Congo, mettent davantage en péril le rapprochement entre les deux voisins naturels.