insécurité

Routes meurtrières en Côte d’Ivoire : comment arrêter l’hémorragie?

Du 1er au 15 janvier 2018, le pays a enregistré 1458 accidents de la circulation avec un bilan de 3225 blessés et 81 décès selon les chiffres livrés par le ministère de la santé et de l’hygiène publique. La capitale économique, Abidjan, totalise 47,04% de ces accidents. En 15 jours, la route a déjà fait 10% des décès de l’ensemble de l’année 2017. A ce rythme, elle ferait trois fois plus de victimes en 2018 qu’en 2017.  La cause humaine est à 95 % à l’origine des accidents selon le ministère. Est-ce un problème de trait de caractère ? Est-ce la réaction à un environnement défavorable au civisme routier ?

Les « microbes » en Côte d’Ivoire : symptôme d’une société en crise ?

Les agressions sanglantes et meurtrières perpétrées par les « microbes » se font de plus en plus récurrentes en Côte d’Ivoire. L’agression fatale d’un policier à Yopougon le 31/08/2017, par les « microbes », officiellement appelés « enfants en conflit avec la loi », a mis toute la cité en alerte. Depuis lors, la ville d’Abidjan est soumise à une série d’interventions des forces de l’ordre dénommées « opérations épervier ». Interventions à l’issue desquelles, plusieurs « microbes » sont appréhendés. Pourtant, le 28 septembre dernier, à Adjamé, contre toute attente, une série de nouvelles agressions de ces jeunes délinquants a été enregistrée en pleine journée. Ce problème de « microbes » est-ce un pur phénomène criminel ou le symptôme d’une société ivoirienne en crise ?

Faut-il dissoudre les milices rurales au Burkina Faso?

La sécurité est une fonction régalienne de l’Etat. Il doit assurer la sécurité des biens et des personnes et la défense nationale. L’Etat est pourtant souvent mis à mal dans cette mission surtout dans les pays pauvres. C’est pourquoi, par instinct de survie, les populations développent des mécanismes palliatifs de défense qui, au Burkina Faso, ont pris la forme et le nom de « Koglweogo », les gardiens de la forêt en Moré, l'une des langues parlées dans ce pays. Les « Koglweogo » sont aujourd’hui au cœur d’un houleux débat non résolu sur la question de savoir s’il faut ou pas les intégrer au dispositif sécuritaire burkinabé?

Les deux Congo : Le danger des freins à l’intégration

En dépit de l’existence d’un cadre règlementaire prônant la libre circulation des personnes et des biens entre les deux Congo, force est de constater que les relations entre la République démocratique du Congo et le Congo Kinshasa restent caractérisées par la peur de l’autre. Les entraves à la circulation de la richesse de part et d’autre du fleuve Congo subsistent. Elles ont même tendance ces dernières années à s’accentuer comme le dévoile la récente décision d’exiger des passeports et des visas aux populations voulant traverser le fleuve Congo. Ces mesures justifiées par les escalades observées dans la lutte contre la criminalité galopante de part et d’autre du fleuve Congo, mettent davantage en péril le rapprochement entre les deux voisins naturels.

Nigéria : l’état permanent d’insécurité intérieure

Le Nigeria, comme beaucoup d'États en développement, présente le paradoxe de la pauvreté malgré d’énormes ressources. Les citoyens sont entreprenants mais l'Etat est prédateur. La richesse est créée, mais trop souvent volée. Les symboles de la sécuritéce qui signifie en réalité l'insécurité - sont partout.