Gouvernance

Apatridie : Un enfant sur deux sans identité en Afrique subsaharienne

Le 9 mai 2017, la lutte contre l'apatridie faisait un pas de plus en Afrique de l'Ouest. Ce jour-là, à Banjul, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a adopté un Plan d’action pour régulariser le million d'apatrides dans la région. Ce plan d’action fait suite à la Déclaration d’Abidjan du 25 février 2017 qui reconnaît l’apatridie comme un fléau en Afrique de l’Ouest et dans laquelle les Etats se sont en effet engagés à mettre fin à ce phénomène d’ici 2024. Tout cela témoigne, aussi étonnant et déconcertant soit-il, qu’en 2017, il existe encore des personnes, sans patrie, sans nationalité. Au-delà donc des engagements pris par les Etats, quelles sont les mesures concrètes pouvant faire tarir les sources de l’apatridie en Afrique ?

Santé des Chefs d’Etats africains: la transparence s’impose !

A l’image de l’Algérie, du Nigeria, du Cameroun et du Mali, plusieurs pays africains sont aujourd’hui plongés dans un non-dit sur l’état de santé de leurs dirigeants dont ils sont restés longtemps sans nouvelles. Le dernier en date fut l’absence pendant plusieurs semaines du Président Béninois Patrice Talon pour raison de santé avec une communication caractérisée par une dénégation et un amateurisme inacceptables. Pourquoi une telle tradition en Afrique et comment s'en affranchir?

Afrique du Sud : en finir avec les entreprises publiques budgétivores !

Selon la tendance mondiale, les pays riches ont de larges gouvernements. L'Afrique du Sud a un gouvernement de trop grande taille qui ne cesse de croitre. Selon la tendance internationale plus un pays est pauvre plus il a d'entreprises publiques, et plus les investissements publics représentent une part plus importante de l’investissement national. L'Afrique du Sud a plus d'entreprises étatiques et d'investissements publics que la moyenne par rapport à son niveau développement.

Somalie : pourquoi la réconciliation nationale est-elle en panne ?

Après l'effondrement de l'Etat en 1991, la Somalie est entrée dans une nouvelle ère de sa longue histoire. Cette période a exposé la vulnérabilité de l'Etat postcolonial et la persistance de la culture locale basée sur le clanisme et l'islam. La guerre civile qui s'en est suivie, entre factions armées, a dévasté le pays. Depuis lors, le discours de réconciliation a été mis en avant comme un jargon sans substance. Le conflit en Somalie a été présenté comme un conflit de clans et tous les efforts de paix et de réconciliation, ont donc tourné autour de ces diagnostics simplistes. Sur cette base, diverses conférences de rapprochement ont été entreprises depuis 1991.

L’Afrique du Sud : Un étrange « quasi-État de droit »

La « quasi-loi » est devenue la norme en Afrique du Sud, le Parlement agissant plus par délégation de pouvoir qu’en tant qu’organe législatif qu'il est censé être. Les « quasi-lois » sont décrites par les professeurs américains Bruce Frohnen et George Carey dans leur livre « Moralité constitutionnelle et l’émergence de la quasi-loi », comme étant des mesures qui ont force de loi, sans en avoir les caractéristiques.