Gouvernance

Algérie : La crise sociale enlisée dans le déni des autorités

Au lendemain des protestations populaires qui ont émaillé la rue en début du mois de janvier 2017 à Bejaïa et à Bouira (à 230 km à l’est d’Alger), les dirigeants algériens ont réagi en criant à «la main étrangère». Une réaction qui montre que le pouvoir ne se remet jamais en cause et s’entête à contourner l’amère réalité de la dégradation de la situation socioéconomique. Mais, pourquoi le pouvoir algérien se complait-il autant dans le déni ?

Burkina Faso : Doit-on se réjouir du financement du PNDES?

A Paris les 7 et 8 décembre 2016, les bailleurs de fonds  et les investisseurs privés réunis  à l’initiative du gouvernement du Burkina Faso ont promis des financements. Plus de 18 000 milliards de franc CFA, soit 23 milliards d’euros, ont été annoncés, ce qui finance l’entièreté du Programme national de développement économique et social (PNDES) sans recours aux ressources propres.

Cameroun : Y a-t-il un problème anglophone ?

Depuis le 21 novembre 2016, le Cameroun traverse une énième crise sociale qui pousse certains observateurs à prédire l’imminence de l’expression sur la place publique d’un malaise généralisé. Cette fois-ci, ce sont les deux régions anglophones du pays (Nord-Ouest et Sud-Ouest) qui sont mobilisées contre la volonté de les «francophoniser». En réalité, la revendication linguistique n’est qu’un prétexte qui cache le «problème national» de marginalisation des minorités linguistique, ethnique, religieuse, etc. En effet, les motivations sous-jacentes derrière ces contestations sont l’exclusion politique et économique. De quoi s’agit-il et que faut-il faire ?

Affaire du « Dirty diesel » : A qui incombe la responsabilité ?

Le niveau de la teneur en soufre du carburant vendu en Afrique est 378 fois plus élevé que celui vendu en Europe. C’est l’une des informations que donne le rapport « Dirty diesel » publié par Public Eye après trois ans d’enquêtes dans la filière du pétrole. Aussi, selon ce rapport, cette qualité de carburant très nuisible pour l’environnement, aurait inéluctablement des conséquences sur la santé des personnes vivantes il est utilisé. En dépit des dangers qu’il représente, ce carburant continue d’être importé en Afrique, pour consommation. A qui la faute ?

Bénin: la présomption d’innocence n’exclut pas la transparence

Depuis l'avènement du nouveau régime dit de "la rupture" au Bénin, de profonds changements sont annoncés dans tous les secteurs. C'est à ce titre que des audits ont été commandités afin de recenser les prévarications de l'ancien régime et d'engager une lutte contre la corruption. Mais à la surprise générale le ministre  de la justice a annoncé le 08 novembre 2016 le refus  du gouvernement de publier les résultats d’audits commandités dans les Sociétés et offices d’Etat.