Genre

Maroc : Les femmes « Soulaliyates » exclues des terres collectives !

Estimées à 15 millions d’hectares (soit 35% environ des terres au Maroc),[1] les terres collectives représentent un enjeu économique de taille. Pourtant, dans un pays sensé être un État de droit, l’accès à la propriété de ces terres demeure encore « genré », dans la mesure où la gente féminine – désignée par femmes Soulaliyates – subissent l’injustice d’en être exclues, une exclusion qui en dit long sur le manque de parité entre les deux sexes au Maroc. Pourquoi cette aberration perdure-t-elle encore ?

Maroc : La tourmente des mères célibataires !

Bien que la situation des mères célibataires marocaines soit taboue, elle n’en demeure pas moins réelle. D’après l’association «100% maman», 50.000 naissances hors mariage sont enregistrées annuellement. Être mère célibataire au Maroc serait la pire des malédictions, mais ce serait aussi et surtout une preuve de grande bravoure, car en acceptant de garder son enfant (plutôt que de se faire avorter clandestinement, ou de l’abandonner dans une poubelle), la maman s’expose à la marginalisation dans une société qui reste d’une implacable cruauté envers les mères célibataires. Pourquoi cette aberration se perpétue-t-elle ? Et quelle issue pour s’en sortir ?

Inégalité hommes-femmes en Côte d’Ivoire : un écart faramineux !

A l’heure où les gouvernements de la planète entendent franchir le pas pour une « planète 50 /50 », l’Afrique semble être restée un continent qui exclut les femmes des grandes instances et des postes de hautes responsabilités. En effet, le « phénomène social que constitue la position de la femme dans la société y est encore plus net avec une touche marquée d’injustice criante », affirme en 1979 Jeanne GERVAIS, première femme Ministre de Côte d’Ivoire.

Tunisie : Quand l’agresseur sexuel échappe à la prison en épousant sa victime

L'affaire de la jeune fille de treize ans, violée, mise enceinte, et mariée à son agresseur (membre de sa belle famille), sur fondement d'une loi de 1958, a suscité un tollé en Tunisie. L'article 227 bis du Code pénal, prévoit une peine de prison de six ans pour toute personne ayant « fait subir sans violence l’acte sexuel à un enfant de sexe féminin âgé de moins de 15 ans accomplis », mais il stipule aussi que « le mariage du coupable avec la victime (…) arrête les poursuites », permettant ainsi à l'agresseur d'échapper à sa condamnation. Cette article est au cœur de tous les débats, opposant les conservateurs aux progressistes. Pourquoi faut-il abroger cette loi ?

Communales 2015 au Maroc : Quelle représentativité féminine ?

Renforcées par le quota d'un tiers au niveau de la vice-présidence et au niveau des membres du conseil régional, les femmes ont remporté lors des élections communales et régionales du 4 septembre dernier 6.673 sièges, soit presque le double du nombre de sièges décrochés lors du scrutin de 2009. Un chiffre qui en dit beaucoup mais rapporte peu car la représentativité féminine au sein de la société et des instances politiques demeure insuffisante.