Fiscalité

Guinée-Conakry : Trop d’impôts tueront-ils l’impôt?

En vue de renflouer les caisses de l’Etat suite aux pertes de recettes engendrées par la crise d’Ebola qui a frappé le pays et son économie en 2013 et 2014, le gouvernement guinéen prend depuis 2015 des mesures visant l’augmentation des impôts. Pourtant, ne dit-on pas que «trop d'impôts tuent l'impôt». Qu’en est-il ?

Maroc : il est temps de passer à l’impôt unique (flat tax)

En dépit des avancées résultant des réformes de sa fiscalité fin des années 80, le système fiscal au Maroc demeure caractérisé par sa lourdeur, son opacité, et son injustice. Les ajustements ultérieurs, opérés souvent à l’occasion des lois de finances, étaient conjoncturels et n’ont visiblement servi qu’à amplifier l’aléa fiscal et l’incertitude encourageant la fraude et l’évasion. Cela signifie une seule chose : il est temps de changer de paradigme pour une réforme aboutie de la fiscalité au Maroc. Mais vers quel système devrait-on converger?

Afrique du Sud : Quand les pauvres paient pour les riches.

La « délinquance » étatique se fait « aux frais du contribuable » et fait partie de l'un des mythes les plus trompeurs et les plus destructeurs. Certains ont fait valoir que le gaspillage du gouvernement ne coûte rien aux contribuables. Néanmoins, une telle affirmation douteuse mérite quand même que l’on en examine le bien-fondé.

Tunisie : réformer la fiscalité pour réussir la transition démocratique

En Tunisie, la pression fiscale est considérée comme pesante (21% du PIBen 2010). Il s’en suit une augmentation du taux de fraude fiscale qui représente environ 40% des recettes.  Les impôts, censés financer les grands projets de l’Etat, sont souvent gaspillés dans des dépenses publiques improductives. En témoigne, le niveau de déficit public en 2013 qui a atteint 4,3 % du PIB, ce qui aggrave la dette publique tunisienne estimée pour 2014 à 49,1% du PIB. Ainsi, se trouve-t-on devant un système fiscal aussi bien injuste qu’inefficace.

Maroc : la taxe controversée…

Le gouvernement Benkirane est décidé à appliquer la taxe sur les billets d’avion (100 dh pour la classe économique et 400 dh pour les autres catégories), dès avril prochain. Une taxe, nous dit-on, qui sera à moitié affectée à la promotion du secteur touristique et l’autre moitié ira alimenter le fonds d’appui à la cohésion sociale. Une intention somme toute louable, néanmoins qui risque d’avoir plusieurs effets pervers.