Droits de l'homme

Droits de l’homme au Cameroun: une nouvelle commission de façade?

Une nouvelle commission des droits de l'homme au Cameroun

Le Réseau des défenseurs des droits de l'homme de l'Afrique centrale (REDHAC), “Dynamique Citoyenne”, “Nouveaux Droits de l'Homme”, le “Centre pour les droits de l'homme et la démocratie en Afrique” et le “Centre pour le droit et la politique publique”, et bien d’autres organisations de la société civile, ont souligné avec inquiétude, le dépôt devant le Parlement d'un «projet de loi relatif à la création, à l'organisation et au fonctionnement de la Commission camerounaise des droits de l'homme». Que signifie cette inquiétude ?

Afrique : pourquoi les Mutilations génitales féminines persistent-elles ?

les mutilations génitales féminines persistent en Afrique

Plus de 91,5 millions de femmes âgées de plus de 9 ans vivent avec les séquelles des mutilations génitales féminines (MGF) en Afrique. Et trois (3) millions de filles risquent de les subir chaque année. Les pays qui présentent le plus haut taux de prévalence des MGF parmi les femmes de 15 à 49 ans sont la Somalie (98%), la Guinée (97%), Djibouti (93%) et le Mali (91%). Globalement, les chiffres montrent une régression mais la pratique  demeure enracinée. Il y a même certains pays comme l’Ouganda où les autorités ont relevé une recrudescence des MGF interdites depuis 2010. Pourquoi le phénomène ne s’essouffle pas ?

Cameroun : les aides américaines encouragent à la torture

Une récente vidéo[1] , montrant l'armée camerounaise exécutant deux femmes et deux enfants par balle à la tête, a choqué de nombreux Américains, dont la plupart ignorent certainement que depuis 2002, les Etats-Unis ont entraîné près de 6 400 soldats camerounais, ont vendu 6 millions de dollars d'armes américaines au Cameroun, et ont offert à son armée une aide à la sécurité d’un montant de 234 millions de dollars.

La torture sous les yeux des Américains

Cour Africaine des Droits de l’Homme: une coquille vide

Née en 1998 avec la signature du Protocole additionnel à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples est opérationnelle depuis 2006. Sa mission principale est de protéger les droits de l’homme sur le continent. Mais après plus d’une dizaine années d’activité, force est de constater qu’elle est loin du compte. L’actualité des pays africains demeure marquée par l’abondance des violations des droits de l’homme. Quelles sont alors les raisons de l’inefficacité de cette Cour ?

Cameroun : Quand les forces de l’ordre créent du désordre !

Au Cameroun, les forces de l’ordre sont accusées de «troubler l’ordre public préétabli». Elles feraient un usage «excessif» de la force. Or, le pays dispose d’une Ecole Internationale des Forces de Sécurité (Eiforces) et d’un Centre de Perfectionnement aux Techniques de Maintien de l’Ordre (CPTMO). Même si le Cameroun exporte ces formations techniques dans une trentaine de pays africains, des dérives internes persistent. Depuis une dizaine d’années et dans un contexte grandissant de conflits politiques, d’attaques terroristes et d’insécurité, les opérations de maintien de l’ordre sont au cœur des polémiques récurrentes de violations des droits humains.