Tchad

Séminaires Afrique & Liberté 2017

8ème édition du séminaire Afrique & Liberté : idées et action

La liberté: antidote à l'extrémisme violent

L’ambiguïté du serment confessionnel au Tchad

Depuis le limogeage de Mme Djibergui Amane Rosine, Ministre de l’Aviation Civile, suite à son refus de jurer au nom de Dieu puisque contraire à sa foi chrétienne, le serment confessionnel soulève de vifs débats quant à sa raison d’être. Dernièrement, la Conférence Episcopale et certains leaders politiques ont simplement demandé son abrogation le jugeant inconstitutionnel et discriminatoire. Alors pourquoi faut-il dans un Tchad laïc abroger ou du moins amender le serment confessionnel ?

Tchad : les raisons du fiasco de la politique agricole

Selon le Cadre harmonisé d’identification des zones à risque et des populations en insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l’Ouest, plus de 4 millions de personnes sont menacées par l’insécurité alimentaire au Tchad, dans la zone sahélienne. Une fois de plus c’est l’Union Européenne, qui alertée, débloque plus de 40 millions d’euros pour secourir les nécessiteux parmi lesquels plus d’un million d’enfants.

Tchad : Régime présidentiel ou monarchie masquée ?

Au Tchad, le président Idriss Déby a promulgué vendredi 4 mai 2018 la nouvelle Constitution, marquant le passage à la IVe République. Une nouvelle constitution qui fait suite aux recommandations du orum national inclusif tenu du 19 au 27 mars dernier à N’Djamena.  Boycotté par plusieurs partis de l’opposition, le forum a permis de formuler des résolutions inattendues provoquant de vives contestations. La IVe république  consacre l’adoption d’un régime présidentiel intégral, allant jusqu’à supprimer le poste de premier ministre, alors que la possibilité de cette suppression n’était même pas dans les textes servant de bases aux discussions. Que réserve le passage au régime présidentiel absolu dans ce pays où même le régime semi-présidentiel actuel ne répond pas aux attentes ?

 

Tchad : l’opulence pour l’Etat, l’austérité pour le peuple

Selon la loi de finance 2018, le budget général de l’Etat tchadien se chiffre à 1343 milliards de francs CFA alors que les prévisions de recettes ne sont que de 846 milliards de francs CFA. Le gouvernement « doit recourir aux financements extérieurs de toutes natures » parmi lesquels, ceux du FMI. A cet effet, les bailleurs de fonds exigent des efforts conséquents pour « améliorer la qualité des dépenses publiques » visant à réduire le déficit public structurel. Cette exigence de rigueur budgétaire relève du bon sens. Néanmoins, la politique d’austérité prônée cible plutôt les plus démunis, laissant de côté l’essentiel des poches de gabegie et de gaspillages.