Afrique du Sud

Afrique du Sud : le mirage du « salaire décent »

Le débat sur le salaire minimum, et le soi-disant «salaire décent», fait rage aux États-Unis, en Afrique du Sud et ailleurs. L’euphémisme du «salaire décent» peut paraître louable mais ses conséquences pourraient pourtant être dures et totalement indécentes. Pour beaucoup de gens, la dénomination appropriée ne devrait pas être salaire minimum, mais «salaire zéro». En effet c’est peut-être le sort réservé à de nombreux futurs chômeurs si l’on introduit sournoisement le salaire minimum national sous le manteau d'un «salaire décent».

Afrique du Sud : Zuma est-il au dessus des lois ?

Le 1er novembre 2011, en s’adressant à une séance commune de l'Assemblée nationale et du Conseil national des provinces, le président Zuma a exprimé son inquiétude au sujet des « tribunaux» qui semblent jouer un rôle « au-dessus » de celui des représentants élus par le peuple. Le Parlement et l'exécutif, a-t-il dit, ont été élus pour représenter la volonté du peuple ; les tribunaux, avec des juges non élus, ne représentent pas directement les populations. Les différends politiques, a-t-il proclamé, devraient donc être résolus politiquement.

Afrique du Sud : quand la protection de l’emploi crée le chômage

L’une des retombées de la récente campagne en Afrique du Sud pour la suppression des droits d’inscription dans les universités #FeesMustFall# a été la campagne de #EndOutsourcing# (abolir l’externalisation), fondée sur l'idée selon laquelle l'externalisation condamne les travailleurs à des «salaires d'esclaves» et s’apparente à une « traite des êtres humains ». La contradiction inhérente aux deux campagnes semble avoir été perdue de vue par la plupart des étudiants. En effet, les universités ne font appel à des prestataires de service pour couvrir certains emplois que dans un souci d’économie qui impactera à la baisse les frais de scolarité.

L’Afrique du Sud victime de l’interventionnisme de l’Etat

L'abolition de l'apartheid avait en son temps permis une progression de la liberté économique en Afrique du Sud en propulsant le pays à la 42e place dans le classement mondial. Après 30 ans de régression, à hauteur de 1% en moyenne au cours de trois dernières décennies, l’économie avait enfin repris sa croissance. Cette reprise était liée à l'abrogation des lois discriminatoires, à l’octroi de libertés civiles, et surtout à l’amélioration de la liberté économique. Malheureusement, aujourd’hui, alors que  globalement l’index liberté économique progresse dans le monde, l'Afrique du Sud vient de reculer dans le classement de liberté économique et 33,8% de la main-d'œuvre potentielle est désormais au chômage.

Nationalisation du secteur de santé en Afrique du Sud : une fausse bonne idée

Les propositions contenues dans le Livre blanc sur l'assurance de santé nationale (National Health Insurance, NHI), si elles sont adoptées, se révéleront un désastre absolu, non seulement pour les soins de santé en Afrique du Sud, mais aussi pour l'économie en général.