Afrique du Sud

L’Afrique du Sud victime de l’interventionnisme de l’Etat

L'abolition de l'apartheid avait en son temps permis une progression de la liberté économique en Afrique du Sud en propulsant le pays à la 42e place dans le classement mondial. Après 30 ans de régression, à hauteur de 1% en moyenne au cours de trois dernières décennies, l’économie avait enfin repris sa croissance. Cette reprise était liée à l'abrogation des lois discriminatoires, à l’octroi de libertés civiles, et surtout à l’amélioration de la liberté économique. Malheureusement, aujourd’hui, alors que  globalement l’index liberté économique progresse dans le monde, l'Afrique du Sud vient de reculer dans le classement de liberté économique et 33,8% de la main-d'œuvre potentielle est désormais au chômage.

Nationalisation du secteur de santé en Afrique du Sud : une fausse bonne idée

Les propositions contenues dans le Livre blanc sur l'assurance de santé nationale (National Health Insurance, NHI), si elles sont adoptées, se révéleront un désastre absolu, non seulement pour les soins de santé en Afrique du Sud, mais aussi pour l'économie en général.

Afrique du Sud : Peut-on « fabriquer » des industriels ?

Le plan du gouvernement de « créer » 100 industriels noirs au moyen d'opportunités de financement et d’assistance préférentielles est un fantasme. Comme les entrepreneurs, les industriels ne se créent pas, ils se construisent eux-mêmes. Ils cherchent des opportunités de profit inexplorées ; ils créent une solution viable, ou tout au moins, un modèle d'affaires pertinent ; ils lèvent du capital, soit par des prêts bancaires, soit par des partenariats financiers, sinon les deux ; ils emploient du personnel et ils commencent à exploiter leur entreprise. Aucune phase de ce processus ne peut raisonnablement être « créée » par un bienfaiteur.

Afrique du Sud : Quand le parlement se laisse manger par le gouvernement

La séparation des pouvoirs est l'un des piliers fondamentaux de l'Etat moderne et de la prospérité des démocraties. Le législateur doit créer le droit, l'exécutif doit faire respecter la loi, et le pouvoir judiciaire doit interpréter la loi et l'appliquer aux litiges. Dans une dictature, la distinction entre les différents pouvoirs est de la « théorie », alors que dans la pratique, le dictateur, le plus souvent détenteur du pouvoir exécutif, fait ce qu'il veut. Dans les démocraties libérales, cependant, la séparation des pouvoirs est jalousement gardée contre les transgressions. Ceci pour une bonne raison : seuls les élus au Parlement, qui ont reçu un mandat démocratique de la population, devraient créer la loi qui engage les citoyens.

Piketty : Noble cause, mais remède nocif

L’économiste « rock star » Thomas Piketty s’est récemment rendu en Afrique du Sud il a été accueilli en fanfare. Son best-seller Le Capital au XXIe siècle est au cœur d’un débat mondial sur les inégalités. Son idée centrale de taxer les riches et de redistribuer le produit a trouvé écho chez de nombreux Sud-Africains qui tentent de comprendre pourquoi, après vingt ans de démocratie, les inégalités reste obstinément élevées dans le pays.