Afrique du Sud

Afrique du Sud : acharnement contre secteur privé de la santé

Dans une réponse écrite à une question posée au Parlement, le ministre du Développement économique, Ebrahim Patel, a révélé que l'enquête sur le marché privé de la santé (HMI) avait coûté 197 millions de Rands aux contribuables. Rappelons qu’en 2014, la Commission de la concurrence a lancé l'enquête sur les soins de santé privés après que le ministre de la Santé ait émis l’ «hypothèse» selon laquelle les soins de santé privés sont trop chers. Le ministre a toujours soutenu que les deux conditions préalables à l'introduction de la NHI (assurance santé nationale), sur lesquelles il n'allait pas transiger étaient: «Refonder la qualité des soins dans le système de santé publique et réguler les prix des soins de santé dans le secteur privé».

Afrique du Sud : la prohibition de la prostitution est anticonstitutionnelle

Prohibition de la prostitution-anticonstitutionnelle en Afrique du Sud

Le président Cyril Ramaphosa a récemment annoncé que le « travail du sexe » pourrait bientôt être dépénalisé. Si cela est vrai, cela marquerait la fin d'une époque qui restera dans les mémoires comme une tâche de notre démocratie constitutionnelle. Le droit d'être un travailleur du sexe est garanti par la Constitution et son interdiction est le résultat d'une jurisprudence erronée plutôt que du respect de l’état de droit.

Afrique du Sud : le gouvernement freine les entreprises

La confiance des entreprises sud-africaines est au plus bas depuis deux ans. Ça ne surprend personne. Soulignons que les politiciens sont totalement conscients de ce qu’ils font quand ils tentent d’exproprier sans compensatoire (ESC)[1] une partie de la population. La vague d’optimisme qui a suivi l’élection du président Ramaphosa s’est définitivement estompée. De toute évidence, l’Afrique du Sud s’éloigne de la liberté économique, et par extension, de son rythme de croissance économique. La « Ramaphoria » qui submergeait le pays ne reposait sur rien. Les belles paroles séductrices ont anesthésié l’esprit critique vis-à-vis des mesures prises.

Afrique du Sud : l’Etat responsable de l’évasion fiscale !

Evasion fiscale causée par la défaillance de l'Etat et la corruption

Le service des impôts sud-africain se plaint de son déficit en matière de recouvrement des impôts. Il a collecté 1,28 trillions de rands au lieu des 1,3 trillions prévus, soit une différence d’environ 20 milliards de rands. Ce chiffre, comparé aux déficits des années précédentes, est nettement supérieur. Ainsi, le fisc sud-africain (SARS) est en croisade pour la moralisation fiscale. Mais comment peut-il mener une croisade aussi incandescente et irresponsable pour permettre au gouvernement de tirer davantage de richesses de citoyens productifs et d'investisseurs étrangers, alors que la corruption sévit et que l'État continue à entraver la liberté économique ?

Expropriations forcées en Afrique du Sud : un air de Zimbabwe ?

Expropriation sans compensation des Blancs en Afrique du Sud

Le 23 mars 2019, alors qu’il remettait les titres de propriété aux descendants des membres de la tribu des Griquas, expropriés dans les années 1920, le Président Cyril Ramaphosa a annoncé l’accélération du processus de la réforme agraire promettant des expropriations sans compensations pour redistribuer les terres aux « Noirs ». Depuis un an, l’épineuse  question de redistribution des terres revient sur le devant de la scène en cette période marquée par la campagne pour les élections du 8 mai prochain. En se référant au cas du Zimbabwe, que risque la Nation Arc-en-ciel en instaurant une telle politique ?