ZAKRI Blé Eddie

Crise au Soudan du Sud : la vérité est ailleurs

Suite au référendum d’auto-détermination de janvier 2011, le Soudan du sud a fait sécession de la République du Soudan le mois de juillet suivant, devenant ainsi le plus jeune Etat du monde. Mais, dès 2013, le jeune Etat sombre dans une crise révélant une rivalité farouche entre les deux hommes forts du pays : le président Salvar Kiir et son vice-président Riek Machar. La situation qui prévaut actuellement dans le pays indique que le spectre de la guerre civile n’est jamais loin. En témoignent les affrontements du 8 au 11 juillet lors des festivités des 5 années d’indépendance du pays. Cette situation nous amène à nous interroger sur les causes réelles du basculement de ce jeune Etat.

Burkina Faso : Le piège de la consommation patriotique

Depuis la chute de Blaise Compaoré en 2014, une fièvre culturelle s’est emparée du Burkina Faso. Partout, on ne parle que de la mode patriotique consistant à privilégier la nourriture, les vêtements, la musique locale, et bien d’autres produits locaux. Déclenché et appuyé par les nouvelles autorités, cet élan patriotique n’épargne aucune sphère et aucun secteur. Il irradie tout le pays si bien que le citoyen burkinabè qui ne s’inscrit pas dans cette tendance est parfois vu d’un mauvais œil. Une situation qui amène à s’interroger sur le bien-fondé de ce phénomène.

A quand la fin des mariages d’enfants en Afrique ?

La journée de l’enfant africain, le 16 juin, a été instituée par l’Union Africaine en souvenir du massacre de centaines d’enfants lors d’une marche pour leurs droits à Soweto dans une « Afrique du Sud apartheid » le 16 juin 1976. A cette occasion, plusieurs pays n’ont pas manqué d’organiser différentes activités pour montrer leur engagement dans la protection de l’enfance. Mais, en dépit de cet engouement pour la cause des enfants, le constat est que la situation de ceux-ci semble très préoccupante sur le continent. En témoignent les mariages d’enfants, phénomène encore observable dans nos Etats malgré une prise de conscience, notamment avec le lancement d’une campagne continentale ainsi que des plans d’actions nationaux dans un nombre restreint mais croissant de pays.

Procès Hissène Habré : L’Afrique jugera-t-elle l’Afrique ?

Le 30 mai 2016 restera à jamais marqué dans l’histoire du continent africain. Un ex-chef d’Etat africain a été jugé et condamné par un tribunal africain. Après un long processus judiciaire qui a connu plusieurs rebondissements, Hissène Habré, l’homme qui a dirigé le Tchad de 1982 à 1990 et qui était accusé de crimes contre l’humanité, crimes de guerre et crimes de torture s’est vu condamné à perpétuité par un tribunal spécial à Dakar. Un exploit historique pour plusieurs observateurs qui pensent que ce procès augure d'une nouvelle justice africaine basé sur le principe: l'Afrique juge l'Afrique. Peut-on céder à cette euphorie ambiante ?

RDC : Kabila tente désespérément de s'accrocher au pouvoir

Arrivé à la tête de la RDC en janvier 2001, Joseph Kabila doit en principe céder son fauteuil en décembre 2016. Après avoir été élu en 2006 et réélu en 2011, il ne peut briguer un troisième mandat et doit donc organiser les élections pour passer le flambeau. Pourtant, à quelques mois de l’échéance électorale, le pays est loin d’être prêt à aller aux urnes. La classe politique s’interroge donc sur le sort de Joseph Kabila en cas de non tenue des élections dans le délai constitutionnel. Invitée par des parlementaires de la majorité à se prononcer sur la question, la Cour constitutionnelle  par un arrêt du 11 mai 2016 a autorisé le président Joseph Kabila à rester en fonction jusqu’à l’installation d’un nouveau président. Diversement accueillie, cette décision divise tant la classe politique que la société civile. Cet arrêt de la Cour Constitutionnelle est-il en phase avec la Constitution ? Autrement, que cache-t-il ?