Safiatou Ouattara

Côte d’Ivoire : bilan médiocre de la lutte contre la corruption.

La lutte contre la corruption a été une promesse majeure d’Alassane Ouattara lors de sa campagne électorale de 2010. La mise en place de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG) est l’une des matérialisations de cette promesse. Selon l’indice de perception de la corruption (IPC) de Transparency International, le pays est passé d’une note de 22 sur 100 en 2011 (154e rang mondial) à 36/100 en 2017 (103e rang mondial) sous Ouattara. Malgré cette avancée, des scandales récurrents  de corruption témoignent bien que la bataille contre la corruption est loin d’être remportée.

Côte d’Ivoire: pourquoi tant de crimes rituels ?

L’émotion s’est emparée de la Côte d’Ivoire en février suite au meurtre rituel d’Aboubacar Sidick Traoré dit Bouba âgé de seulement quatre ans. L’auteur de cet acte odieux, Etienne Sagno qui a confessé son forfait, est un bijoutier de 27 ans. La raison de cette barbarie : l'espoir d'être riche en sacrifiant un être humain. Selon la presse nationale, quarante (40) cas de disparition d’enfants ont été signalés en moins de deux mois. Comment expliquer un tel phénomène ?

Côte d’Ivoire : Une lutte de façade contre la corruption

Dans la lutte contre la corruption, le suivi et le contrôle des patrimoines des gouvernants sont indispensables. D’où l’instauration de la déclaration de patrimoine à laquelle doivent se soumettre le Président de la République, les chefs et les présidents des institutions, les membres du gouvernement, les personnalités élues, les gouverneurs et vice-gouverneurs de district, les membres de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance ou toute autre personne agissant pour le compte de l’Etat et utilisant, dans le cadre de ses fonctions, les moyens financiers de l’Etat. (Article 5 de l’ordonnance n°2013-660 du 20 septembre 2013 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption). Ces déclarations de patrimoines peuvent-elles être un moyen efficace de lutte contre la corruption ?

Côte d’Ivoire : L’ONUCI a-t-elle apporté la paix ?

Le Conseil de Sécurité des Nations Unies à travers la résolution 1528, du 27 février 2004,  a institué l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI). Ses principales missions étaient, entre autres, de surveiller l’application de l’accord de cessez-le-feu du 3 mai 2003, ainsi qu’offrir au gouvernement de réconciliation nationale une assistance en vue de faciliter la tenue de consultations électorales libres, honnêtes et transparentes. Régulièrement renouvelée, sa mission a pris fin le 30 juin dernier. Quel bilan peut-on tirer de cette mission de paix ?

Côte d’Ivoire : L’impossible duo corruption /émergence

Lors de son premier mandat, le Président Alassane Ouattara a dit qu’il ambitionnait de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020. La croissance économique qui tourne en moyenne autour de 8%, ces dernières années, témoigne du travail qu’il a abattu dans ce sens. Cependant, la corruption généralisée dans le pays constitue une réelle menace pour son projet d’émergence. La Côte d’Ivoire peut-elle devenir émergente dans un environnement où la corruption règne en maître ?